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Chaque semaine, le rendez-vous est pris pour les amateurs de défrichage musical : lundi, 20 heures sur les ondes de Rinse France. Le show de Miley Serious est devenu un rencart bien connu de la première webradio électronique de France, à raison : la DJ et productrice explore les courants d’une techno qui ne se satisfait plus de rouler sans obstacle sur la voie de bus, mais qui célèbre au contraire les bosses et les nids de poule. Une musique bourrée d’énergie, décomplexée, dont l’artiste originaire de Toulouse est aujourd’hui l’une des ambassadrices dans la capitale. Enfant du punk et du hardcore, Miley entraine la scène française hors des clubs, le DIY chevillé au corps – elle publie également des fanzines –, à la recherche de nouveaux espaces de liberté.

   À écouter
Miley Serious, la jeune DJ qui castagne la techno parisienne en 1H de mix cinglé

Et pour elle, la ville en est un aussi. À commencer par le fourmillant quartier de Belleville, avec ses fresques de street art à chaque coin de rue, ses magasins chinois, égyptiens, libanais, ses ateliers d’artistes, ses bars à vin et ses coffee shops… Miley nous entraine dans l’une des dernières artères populaires et profondément multiculturelles de Paris, avant de prendre la direction du disquaire DDD. Avec sa porte minuscule où l’on rentre en baissant la tête et son panneau en carton en guise de devanture, l’échoppe de Xavier est aussi discrète que réputée. Surtout auprès des DJ’s comme Miley : la patronne du label 99cts (en référence aux magasins où l’on trouve tout à 99 cents) est une pro de la redécouverte de disques négligés – des curiosités post-punk, acid ou ghetto-tech qu’elle remet au goût du jour dans des DJ sets à combustion spontanée.

Autant d’ingrédients qui inspirent au mixologue Monsieur Moustache un cocktail à l’image de l’artiste et créé à partir de vodka ERISTOFF. Leur rencontre se déroule à la Rotonde Stalingrad, une bâtisse historique restée en friche pendant des années, et qui accueille depuis peu un club où se relaient les collectifs émergents. Le lieu était tout trouvé.

Le glass soundtrack qui illustre la séquence a été composé à partir d’ustensiles de bar, et notamment de verres édition limitée ERISTOFF. Ce morceau a été produit par un autre adepte du DIY, le musicien Roscius, qui travaille avec des instruments qu’il accumule au fil de ses voyages. Son portrait est à découvrir ici.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.