Photo en Une : © Afrikaburn

Du 24 au 30 avril dernier se tenait la dixième édition de l'Afrikaburn festival. Près de 9 000 personnes se sont retrouvées en plein désert à 300 kilomètres de la ville du Cap, à côté du Parc National de Tanka Karoo. 11 règles, pas plus, régissaient le déroulement du festival. Parmi ces règles, l’intégration radicale – tout le monde peut prendre part à l’Afrikaburn –, l’absence de publicité ou de partenariat, le troc, l’expression personnelle. Ici, chacun est est responsable de ses actes et de ses créations, car c'est là le but du festival : faire émerger ou développer la fibre artistique de chaque festivalier, en les faisant participer à la conception et au fonctionnement de cette micro-société éphémère. Éphémère, car une autre règle indique qu’aucune trace de la présence des « burners », les participants, ne doit être visible à la fin de l’événement.

Organisé autour de la Playa, un large espace juché de sculptures et modules en tout genre, l'Afrikaburn est une invitation à la déambulation, mais aussi à la danse. Cette année, les festivaliers ont pu écouter le néerlandais Unders, la psytrance de Headroom de chez Nano Records ou encore Lemurian. Ce dernier produit une musique à la frontière entre l'électro et les musiques traditionnelles africaines, un mélange psychédélique qui colle parfaitement à l'ambiance qui règne dans ce désert ludique. Car le thème de cette année, c'était "play" : beaucoup de participants ont ainsi proposé différents jeux auxquels chacun était convié – minigolf, jeux pour enfants, raquettes... Mais les images sont parfois plus évocatrices que les mots, et l'on vous laisse donc regarder l’aftermovie réalisé par Undrglobe. Vous pourrez y voir le village, les installations artistiques et les grandes constructions en bois destinées à être brûlées à la fin du festival.