Teaser Scopitone 2016 :

1/ Memory Lane de Félix Luque Sánchez & Iñigo Bilbao, à Stereolux

Créateur féru d’environnements initiatiques – on se rappelle encore du dodécaèdre mystifiant, digne du monolithe du 2001 de Kubrick, de sa pièce Chapter 1 : The Discovery présentée au Cube d’Issy-les-Moulineaux il y a quelques années –, le Bruxellois Félix Luque Sánchez s’est associé avec l’artiste espagnol Iñigo Bilbao pour ce projet tout aussi étrange. Memory Lane propose en effet un travail mémoriel où une roche posée sur un bras robotique fixe un écran sur lequel sont projetées des vidéos géologiques grouillant d’éléments organiques. Une visualisation de l’étrange baignant dans un environnement sonore tout aussi dense et fourmillant.

2/ Rate-Shadow de Daito Manabe & Motoi Ishibashi, à Cale 2 Créateurs

Célèbre pour son travail autour du tracking des expressions faciales (la pièce Electric Stimulus to Face), Daito Manabe collabore avec moto Ishibashi au sein de Rhizomatics Research, une des structures japonaises les plus innovantes en matière de création numérique. Avec Rate-Shadow, les deux complices invitent le spectateur à percevoir la nature invisible d’une installation uniquement observable à travers le filtre de son écran de smartphone. Couleurs flashy et formes sensorielles se révèlent alors au fil d’un bien curieux révélateur.

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3/ Unfold de Ryoichi Kurokawa, au château des Ducs de Bretagne

Digne successeur de Ryoji Ikeda dans la grande tradition du live A/V japonais technophile et physiquement immersif, Ryoichi Kurokawa travaille aussi son approche multi-écran dans des installations aux formats futuristes fascinants. Pièce générative manipulant les données géospatiales avec aplomb, Unfold révèle le goût de l’artiste pour les nouvelles quêtes arts/science de la création numérique – elle a d’ailleurs été réalisée en collaboration avec l’astrophysicien Vincent Minier du CEA Paris-Saclay. Un spectacle abstrait et vertigineux, accompagné des traditionnels habillages rugueux électroniques de son auteur.

4/ Constrained Surface de Ryoichi Kurokawa, au château des Ducs de Bretagne

Comme Unfold, Constrained Surface est bâtie sur un principe multi-écran mais beaucoup plus minimaliste et déstabilisant, puisque le dispositif présente deux écrans disposés de manière asymétrique et réfléchissant la lumière de façon à permettre une perception altérée de son environnement. Un prolongement du questionnement des notions de surface et d’espace qui s’inscrit dans un rapport plus intimiste au spectateur, mais où la froideur électrique et convulsive de la musique révèle davantage un dérèglement des sens.

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5/ Diapositive 1.2 de Children of the Light, au Trempolino

Allégorie cinétique du principe de rencontre entre l’ombre et la lumière, la pièce Diapositive 1.2 des Néerlandais Children of the Light se compose d’un volumineux cerceau de métal noir en rotation sur lui-même, jouant les supports pour de multiples lampes LED illuminant les nappes de fumée qui entourent le dispositif. Une pièce un brin mystique – on se croirait dans l’univers du groupe drone metal Sunn O))) – qui joue de la perception hallucinante et hypnotique des différents mouvements engendrés, allant de l’éblouissement le plus total à la noirceur la plus dark.

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