DFCDFCDFC"On roule pendant des heures. On cherche notre chemin, on tourne en rond, on fait demi-tour. On se perd aussi. On se cache. On se cache parce qu’on nous y oblige. Aujourd’hui la liberté se paie cher mais au bout du chemin, l’obscurité nous ouvre ses portes vers un théâtre éphémère et magique suspendu en dehors du temps et de l’espace". 

Dans une ambiance sombre, cette voix semble surgir de la nuit pour présenter le mouvement free-party : "Nous sommes une tribu et nous sommes des milliers".

La vidéo, (finement) réalisée par Bender Rodriguez pour les dix ans du collectif DFC, regorge d'images sublimes. La fumée, les camions, les tentes, les cracheurs de feu et autres danseurs effrénés - bouteille à la main - communient ensemble. Ces images offrent un regard inédit sur ce mouvement contestataire, plus proche de la réalité.DFCDFCLe jeune réalisateur raconte ensuite sa rencontre avec la free-party, et ce avec beaucoup d'émotion : "C'est dans un champ comme celui-ci, entre les camions et les tentes que j'ai réappris à vivre." 

La free-party, c'est un mouvement qui se compose avant tout de passionnés. Des personnes dont l'amour pour la fête et la musique est plus fort que l'amour de l'argent. Ces personnes y consacrent une bonne partie de leur vie et travaillent chaque week-end à rendre la nuit de certains plus belle, sans réel retour sur investissement. DFCDFCDFCLe regard que porte Bender Rodriguez sur le mouvement est poétique. Il le présente ainsi : "Une alternative, un espace autogéré, un microcosme aux airs de village tribal où l'on danse encore comme nos lointains ancêtres [...]. Les musiciens y sont des shamans qui [...] nous guident dans une communion à l'état de grâce." Peut-être un peu lyrique, mais ça reste sincère.

À ceux qui ne se sont jamais rendus à un de ces rassemblements, cette vidéo vous fera peut-être passer le pas..DFC