Photo en Une : © Art Feast

Quelle est l’histoire de votre nom ?

Art Feast signifie très sobrement "le banquet des arts", avec un clin d'œil grandiloquent à la fête, puisqu'on aime ça, et qu'à la création en 2008, nous organisions des événements marathons, crossover entre musique, expo & performances (street art), projections et conférences (culturel t'as vu)… On s'est concentrés ensuite sur des teufs et productions de house music, ce qu'on préférait, mais on a décidé de garder le nom pour l'ouverture d'esprit qui nous caractérise toujours...

Qui se cache derrière Art Feast Records ?

Une joyeuse bande de vagabundos : Romain at work, fondateur/DA, Guillaume Klaaar head honcho et artiste du label, Jaysper/Miimo/La Biche/Ortella artistes du label/résidents des soirées, et la team de prod et com : JM « Melchior », Etienne « Le Chinoir » & Etienne « B2L », Filippe, Sicot « l’Escabot » et depuis le départ de Marine « Roseau », la seule et unique représentante de la gent féminine : Diane qui sent bon, on l'aime déjà.

Votre ligne artistique, en quelques mots-clés ?

Explorer le vaste univers de la house music.

Si on vous demande ce que vous avez plus que les autres, vous répondez...

Tu nous as pris pour des Américains ? On est trop français pour ce genre de question !

Trois mots pour définir votre public ?

Notre public préféré : ouvert d'esprit, connaisseur, bon danseur.

Une préférence pour le choix des clubs/salles où vous organisez ?

Small is beautiful… Mais surtout s'il y a du cachet et si on se sent chez nous, si nous parlons la même langue avec l'équipe qui gère le lieu. Le rapport aux artistes et au public est primordial.

Vous êtes abonnés à Lyon ou vous vous baladez ?

Nous organisons des événements à Lyon en club (mensuelle au Terminal principalement, mais aussi le Sucre, Bellona, Marquise, ou des soirées cachées, et même sur l'espace public, parcs et rues…), mais le label nous amène en effet de plus en plus à sortir de Lyon, et nous aimons ça : rencontrer et partager avec des gens qui aiment notre son, des publics différents... En cette rentrée nous allons répandre l'amour à Paris (Mellotron, Rinse, Hôtel Pigalle, 9B, brasserie Barbès...), Berlin (AFR label night au Wilde Renate, le meilleur club du monde selon nous), Prague (Monofono), Genève (la Gravière) ...

Le truc le plus WTF qui soit arrivé pendant l’un de vos événements ?

25 octobre 2012, 23h, nous ouvrons tout juste les portes de la Marquise, une péniche sur les berges du Rhône, deux meufs arrivent surmotivées (et surbourrées) pour voir Rampa, elles se prennent une porte... Et l'une d'elles est tellement opé qu'elle prend de l'élan et saute des berges pour accrocher le bateau. Évidemment, elle a fini dans l'eau et on a dû la repêcher avec un tuyau d’arrosage.... A moins que ce ne soit la fois où l'on faisait une soirée de Noël en septembre et notre résident Miimo, hétéro des bas-fonds, a fini torse nu en train de rouler les pelles à Andy Butler, le frontman d'Hercules & Love Affair...

On peut ramener ses parents à vos soirées ?

ADVISED.

Comment imaginez-vous la soirée de rêve ? Avec quel line-up ?

La soirée sans fin, au Renate à Berlin, avec tous les artistes & friends AFR, tous à jouer ou à danser, rigoler, ou à faire des actions sulfureuses ou grotesques...

Si je regarde un peu vos playlists du moment, j’y trouve quoi ?

Beaucoup de choses, oldies et beaucoup de nouveautés : expérimental, broken beat jazz, de la house et du disco (always), du hip-hop et du rock progressif/krautrock (big up à mon pote Abschaum), pas mal de choses africanisantes et arabisantes. Le seul truc qu’on n'écoute pas trop, c’est du raï autotuné.