Ta dernière gueule de bois à Ibiza ?

À Ibiza, j’ai souvent des gueules de bois mais pour d’autres raisons que ce qu’on peut imaginer. C’est souvent des sorties de resto. On est arrivé dans un resto que j’adore à 14 h 30 et on est ressorti à 21 h 45. On part avec des gin tonic à emporter et on les boit dans la voiture.

Ta dernière embrouille à Ibiza ?

Je n'ai jamais eu d’embrouille à Ibiza. Il n'y a qu’une sorte de personne au monde qui s’embrouille à Ibiza, et je n’en fais pas partie.

La dernière fois que t’as pris de la drogue ?

Je n’ai jamais pris de drogue de ma vie.

Ta dernière claque musicale à Ibiza ?

La vérité, c’est qu’Ibiza n’est plus un endroit où l’on va pour prendre des claques musicales. Il fut un temps où c’était vrai. Musicalement, il doit rester trois soirées underground avec de bons DJ’s, et 40 soirées horribles, de l’EDM à la Guetta ou Swedish House Mafia. J’ai vu deux bons sets l’an passé, un back to back de Seth Troxler avec Dyed Soundorom, qui ont mis de la house vocale au DC10, beaucoup de gens faisaient la gueule d’ailleurs. On est partis boire un verre, ça a pris beaucoup de temps, et quand on est revenus, c’était un autre DJ.


Ton dernier mensonge ?

Il y a deux questions, c'était pour toi.

Ta dernière grosse frayeur à Ibiza ?

En fin de soirée à la nuit de Solaris, j’ai flippé en me demandant quand ça allait s’arrêter.

La dernière fois que t’as dansé comme un gamin ?

C’est dans ces moment-là que tu comprends l’importance d’un bon DJ. Quand quelqu’un passe de la bonne musique, il vaut mieux rester sur le dancefloor. Au DC10, il y a une dizaine d’années, sur un set de Luciano, j’étais bien irie.

Ta dernière décision pour prendre soin de toi ?

Hier. J’ai fait deux caïpirinhas pour un copain à la maison. Il a bu 1 cm et il était bourré, et moi, j’avais fini la mienne et bu la sienne et je ne sentais rien. J’ai donc décidé d’arrêter de boire pendant cinq jours.

Ton dernier rêve ?

Il est souvent question d’agent secret, de fin du monde, de sauvetage du monde. Un rêve hollywoodien mais à petit budget. 

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Ta dernière histoire d’amour à Ibiza ?

Avec ma copine, on a tous les deux une grande histoire d’amour avec Ibiza. C’est là que j’espère fermer mes yeux pour la dernière fois. Je veux mourir là-bas.

Le dernier morceau pour ton enterrement ?

C’est marrant, on était au ski dans les œufs, avec un mec qu’on pensait suédois ou allemand. Et on parlait de ça. On a réalisé après qu’il était français et il était choqué et fasciné par cette conversation. Donc pour moi, ce sera Don’t Stop Till You Get Enough de Michael Jackson, pour que tout le monde se marre.

Ta dernière volonté ?

Je n’arriverais pas à être assez autocentré pour avoir une dernière volonté. J’aurais jamais une assez bonne idée. Je vais répondre comme les mannequins : la paix et l’amour sur toute la planète (rire).

Ton dernier repas avant de mourir ?

Ce serait chez moi à Ibiza, les spaghettis mezza notte avec de la moutarde, les spaghettis de la nuit quand tu rentres de fête. Avec juste de l’ail, de l’huile de l’olive et du piment. Sinon, dans un de mes restos de plage préférés, un repas qui dure toute la journée avec des gin tonic à emporter. Ce sont les moments que je préfère dans la vie.

Ton dernier livre ?

L’Homme pressé de Paul Morand. Je voulais le lire depuis longtemps parce qu’on me dit toujours que je suis un homme pressé. Je pensais lire un livre sur moi, et en fait pas du tout.

La dernière fois que tu t’es senti utile ?

Avant-hier, en filant un coup de main à un jeune Ivoirien qui fait du reggae. Il n’était jamais allé dans un vrai studio, alors je l’ai amené dans le mien, et on l’a enregistré avec ses musiciens. Tout le monde était content. On ne se connaissait pas à midi et le soir, on se tombait dans les bras. Je me suis dit que j’allais faire plus de trucs comme ça.

Ta dernière idole ?

En ce moment, j’idolâtre pas mal Frank Ocean.



Tes dernières vacances ?

Je suis souvent en vacances, sur une île au bord de l’eau. J'aime cette citation, mais je ne me rappelle plus son auteur “I used my talent for writing and I used my genius for living.” Je vois beaucoup de jeunes DJ’s autour de moi qui explosent, ils s’éclatent, ils jouent 52 week-ends par an, ils remplissent leur compte, mais sans jamais prendre de vacances. Il faut faire attention et continuer à vivre, c’est très important.

Cassius - Boiler Room DJ set at W Hotel Paris