"Une passion commune pour la techno ainsi que pour la musique pointue que personne ne joue nous unit."

1/ Peut-on revenir sur l’histoire de ce nom ?

Nous cherchions un nom court, anglophone et surtout unique, qui puisse bien nous représenter. Par rapport à notre style, qui mêle des sonorités techno, dub et house, ainsi qu'à notre envie de nous pencher sur les sons inutilisés, Unspent est apparu comme le nom le plus approprié.

2/ Qui se cache derrière ?

Anthony et Jeremy, respectivement 29 et 31 ans. Nous travaillons ensemble déjà depuis presque 10 ans. Une passion commune pour la techno ainsi que pour la musique pointue que personne ne joue nous unit.


3/ Qui d’autre gravite dans votre team ?

Pas mal de monde, des potes organisateurs, des DJs, des producteurs, des propriétaires de labels de la région Rhône-Alpes et tous nos amis qui nous suivent.

4/ Votre parcours en quelques mots-clefs ?

Nous nous sommes rencontrés en 2006 et nous avons tout de suite apprécié les sons que nous jouions mutuellement. Ensuite, à force de se retrouver côte à côte sur les line-up, nous avons décidé de nous réunir. Après plusieurs sorties, nous nous sommes concentrés sur notre passion commune : la techno.

5/ Au lycée vous êtiez plutôt quel genre ? Et côté musique ?

Nous étions plutôt du genre studieux mais également à faire des conneries, un peu comme tout le monde. Coté musique, c’était la French Touch (Alan Braxe, Daft Punk) mais nous étions également des fervents fans d'hardcore (Radium, 69db). Nous adorions les free à l’époque. Après, comme les copains, on écoutait aussi le mainstream de l’époque, mais sans vraiment y prêter attention...

6/ Si vous deviez définir votre son aujourd’hui…

Notre son se définit comme une techno dont la rythmique s'oriente vers industrielle, des leads dub mixés avec des leads plus house de Chicago. Le mélange des deux nous représente bien. Sur notre EP TRAPEZ, cela se ressent moins mais revient en force dans le track "Tellure" de notre nouvel EP sur Abstract Animal.

7/ Justement, parlez-moi un peu de cet EP…

Il y a 4 ans, Jens Thomas aka Monomood nous a introduit sur le label Abstract Animal grâce à un remix de Marco Bruno plutôt dub que nous avions réalisé. Ensuite, nous avons proposé d'autres tracks dont les influences étaient diverses. Malgré la ligne de conduite qui promeut une techno assez dark, le gérant du label a accroché. Il a beaucoup aimé la couleur générale de l’EP.

"À force de se retrouver côte à côte sur les line-up, nous avons décidé de nous réunir"

8/ C’est quoi votre set-up sur scène ?

Deux platines vinyles et deux CDs. On est des adeptes du vinyle depuis le début. Tout ce que l'on peut trouver en disque, on le prend. Pour le reste, il y a toujours le CD.

9/ Vous avez prévu quoi pour votre prochaine date ? C’est quand d’ailleurs ?

Nous jouons au DV1 à Lyon le 23 avril avec Stenny de Ilian Tape. Ce mec est un producteur de génie et Yvan du DV1 a vraiment une bonne culture underground, ses programmations sont très intéressantes pour un club de cette envergure. Nous avons prévu d'osciller entre dub-techno et techno.

10/ Si je regarde un peu vos playlists du moment, j’y trouve quoi ?

Tu risques de trouver du Skee-Mask ("Backcountry" sur Ilian Tape), du Shed, mais aussi Efdemin ("Transducer" sur Dial Rec), Unbalance ("Fluid" - Jonas Kopp remix sur Mutex) et puis Benjamin Damage ("Parallax View" sur 50weapons) ou encore Mike Denhert (8 years of Fatchwerk). On adore aussi Architectural (le label et le producteur du même nom), et puis nos nordistes préférés : Stephen Brown, Abdulla Rashim, Pär Grindvik, Dungeon Acid, et plein d’autres !

11/ Il y a quoi à l’horizon pour vous ?

Nous allons continuer de bosser pour Abstract Animal, Trapez également, et puis il y a du nouveau du coté de Detroit, mais pour l’instant nous ne pouvons pas nous étaler sur le sujet.