Photo en Une : © Antoine Henault

Peut-on revenir sur l’histoire de ce nom ?

Il y a cinq ans, nous avions choisi un autre nom pour ce qui était à la base un blog. On ne peut même pas revenir sur ce nom qui n’a vécu que 10 jours. On s’est concerté avec Théo et Valentin pour trouver un nom et après plusieurs essais, Midi Deux sonnait bien. Lorsqu’on a lancé notre label il y a un an, on a simplement ajouté Entertainment, label sans prétention, zone de travail et vitrine pour nos amis.

En réalité, qui se cache derrière ?

On est trois à avoir créé Midi Deux. Théo et moi (Florian) à la base, « juridiquement présidents » de l’association, et Valentin, l’un de nos graphistes. Midi Deux, c’est aussi une grande aventure de potes ; avec Anaïs qui est la deuxième graphiste du crew, une petite dizaine de DJs/producteurs, plusieurs rédacteurs du site et une trentaine de bénévoles qui nous accompagnent dans l’organisation de nos événements.

Finissez cette phrase : Tout a commencé…

...sur un canapé rouge. Avec Théo, on a passé plusieurs soirées à 2 dans mon premier appartement à Rennes. On écoutait de la musique en faisant des phrases, autour d’une chicha et d’une vodka.

Votre ligne artistique en quelques mots-clefs ?


L’esprit, c’est la rave, la fête, l’entertainment. On souhaite que nos maxis soient sincères, qu’ils reflètent la personnalité de celui qui l’a crée, qu’ils fassent vriller le raveur moderne tout en restant varié, pas centré sur de la techno dark ou de la house 90s.

Si vous aviez un slogan ? Un hymne ?

Sur notre site, si tu cliques sur “About”, on a indiqué « Midi Deux, boys band de la techno depuis 2010, vous envoie plein d’amour, à fond la caisse. » On l’a traduit en anglais. Très intello.

Si vous deviez associer l’esprit du label à un club du monde ce serait…

Comme je le disais, on souhaite pouvoir cerner la singularité de chaque producteur sur chaque sortie. Donc il faudrait plutôt leur poser cette question directement. Full Quantic Pass parlerait peut-être du Dance Tunnel à Londres, où il vit. Les gars de UVB 76 chercheraient la complexité tout en ayant la possibilité d’avoir une imposante installation visuelle. Avec nos vinyles comme avec nos événements, on cherche toujours à proposer différentes facettes de ce qui nous plaît, nous touche et nous donne du bonheur dans cette musique, aussi variée soit elle.

Plutôt vinyle, CD ou digital ?

Toutes nos releases sortent et sortiront sur vinyle, pour la qualité du son, la sensation que l’on a à l’écoute de chaque test press, mais aussi pour l’objet, l’histoire qu’il représentera quand on le montrera à nos enfants. On les propose aussi en digital même si on n’en fait pas la promotion.

Le distributeur est sympa ?

On n’est vraiment pas bons en distribution. Heureusement que Syncrophone nous suit depuis le début. Ils s’occupent de la distribution sur le web. Mais à part ça, on a seulement déposé nos deux premières sorties au début du mois de janvier 2016 (soit un an après la release du M2E01) dans deux shops à Rennes (Blindspot, It’s Only), notre ville de coeur.

Côté artwork, comment fonctionnez-vous ? Que cherchez-vous à exprimer ?

C’est le producteur qui décide quel graphiste va bosser sur l’artwork. Valentin a bossé sur celui de Full Quantic Pass (M2E01) en lui créant toute son identité. Gaetan, l’un des 2 membres de UVB 76 (M2E02) a réalisé celui de leur propre vinyle. Et c’est aussi Gaetan qui a bossé sur celui de Signal ST (M2E03). Gaetan et Jules (Signal ST) se connaissent depuis longtemps donc se comprennent surement mieux que quiconque. C’est une nouvelle fois lié au fait que l’on souhaite la singularité de chaque sortie.

Les remixeurs de rêve ?

Peut-être qu’un de nos potes en remixera un autre, mais ça n’ira pas plus loin.

Dominer le marché du disque ou sortir deux pépites par an ?

On est bien parti pour dominer le marché du disque j’ai l’impression.

Il y a quoi de prévu pour la release party ?

Eliott Litrowski et Ringard accompagneront Signal ST. On a de nombreux souvenirs ensemble notamment le premier after Midi Deux au Parc de Villejean à Rennes. Ce sera à La Chaufferie, récemment baptisée par Théo «Dada Temple». Ce sera house, et ça risque de sentir bon la fête.


Dans la discothèque idéale de la maison, qu’est-ce qu’on trouve ?

Aucune idée.



Et si je regarde un peu vos playlists du moment, j’y trouve quoi ?

L’album de Kobosil ce soir. Il joue avec Anthony Parasole pour notre prochaine événement à l’Antipode de Rennes le 5 mars. Le prochain EP du crew BFDM aussi.

Qu’est-ce qu’il y a à l’horizon pour vous ?

Cette soirée à Rennes justement et de nombreuses autres à venir, entre Rennes et Paris. On souhaite à l’avenir créer quelque chose de différent de ce qui est proposé et se multiplie actuellement, en gardant notre sincérité et le plaisir de se retrouver avec nos bénévoles, la famille. Evidemment c’est difficile mais des festivals comme celui de Visions en Bretagne nous inspire par exemple.

Un dernier mot ?

Peace.