Comment le projet Nina a t-il démarré ?

Le projet a démarré il y a deux ans. Nous avions un groupe dub/dubstep live depuis de nombreuses années très influencées par les productions de skream, des digital mystikz, de kode9 etc...Le projet s'est arrêté suite au départ de deux de ses membres, et comme nous écoutions de plus en plus de productions ukg/house anglaises, le format ne correspondait plus à ce que nous voulions faire. Nous avons donc décidé de repartir à zéro, de changer de nom et de style pour ne pas être bloqué. 

Est ce que ce nom a un sens particulier ?

Pour nous oui, mais on a envie de garder cette dimension privée un peu secrète ! Au delà de ça, on aimait l'idée de brouiller les pistes, de prendre un nom féminin qu'on utilise pour faire référence au calibre 9mm en slang américain. Le mélange de ces connotations donnaient une image qui nous plaisait pour notre musique.

A quel âge avez-vous commencé à faire de la musique ?

Une quinzaine d'années. On peut dire que de l'eau a coulé sous les ponts.

Votre production semble nostalgique d’une époque 90’s très décomplexée. Qu'est-ce qui vous inspire dans cette période ?

A la base nous n'avions pas d'influence précise, juste l'envie de produire quelque chose de léger, de coloré...sans pour autant être nostalgique, même si nous avons grandi dans cette époque, nous ne sommes pas partisans du "c'était mieux avant". Les productions Strictly Rythm ou Hotflush nous on influencé, mais nos influences étaient surtout visuelles finalement, comme les ambiances rave des 90s, les spots de MTV ou les émissions comme The grind ou Dance Energy. 

Qu’est ce qui vous inspire pour composer ?

Ce sont surtout les samples de voix qui définissent le ton de nos morceaux. On aime les sonoritées des voix de vieux morceaux comme ceux de Whitney Houston ou des tous premiers Destiny's Child, ce sont eux qui donnent cette couleur 90s à notre musique.

Vous avez monté un live plutôt que de vous lancer dans le DJ-ing, vous pouvez nous en dire plus sur la démarche ?

Nous avons toujours eu cette approche de la musique "live", avec chacun son rôle. Nous ne sommes pas djs et ne souhaitions pas faire de la figuration derrière nos machines. Il nous paraissait plus intéressant de travailler de cette façon, en se partageant les rôles: d'une part la partie basse/rythmique et de l'autre samples/nappes/etc...A la différence que notre part d'improvisation en live est plus libre maintenant que lorsque nous avions notre ancienne formation.

Quelles sont vos actus pour la suite ?

On vient de finir cet EP qu’on est heureux d’offrir au public, mais nous avons énormément de morceaux en stock. Le live s’affine aussi, et nous aurons le plaisir de le jouer sur la grande scène du Transbordeur pour  Nuits Sonores le 14 Mai. D’autres dates sont prévues.