Photo en Une : © Jack Robinson/Getty Images

Laurent de Wilde est une figure bien connue du jazz français : prix Django Reinhart en 1993, Victoire de la musique en 1998, il a sorti plus d'une dizaine d'albums en près de 30 ans de carrière. Mais son nom sera aussi familier aux amateurs de musique électronique qui auront probablement entendu de son ouvrage Les Fous du Son, qui retrace l'apparition de la musique électronique, l’apparition des instruments de musique électronique, du Telharmonium apparu à la fin du XIXe siècle aux premières boîtes à rythmes.

C'est sur cette période cruciale qu'il revient pour les Circonférences ; durant 40 minutes, il raconte le rôle des constructeurs pionniers que sont Laurens Hammond, Robert Moog mais également Léon Theremin et Thaddeus Cahill, qui furent les premiers à utiliser les ondes pour créer de la musique.

De Wilde fait un grand écart temporel pour rejoindre les débuts du numérique avec le travail de Max Matthews sur la numérisation du son, qui se concrétise avec la conception du légendaire Prophet 5 de Dave Smith en 1978. Ce fut le premier synthé avec une puce électronique incorporée et le précurseur du MIDI. Le travail de Matthews a également posé les jalons de l'arrivée des boîtes à rythmes de Ikutaro Kakehashi, fondateur de Roland, décédé en avril dernier.

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Critique, De Wilde n'hésite pas à fustiger le tout-ordinateur et l'intrusion du business dès les débuts de la lutherie électronique, ayant causé beaucoup de tort aux inventeurs mélomanes comme Moog, rappelant que ce dernier s'était vu contraint de vendre son entreprise en 1977, juste avant que son Minimoog devienne un instrument de référence pour beaucoup d’artiste comme Keith Emerson de Emerson Lake and Palmer, Richard Wright de Pink Floyd ou encore Kraftwerk.

La conférence est écoutable dans son intégralité ci-dessous :

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