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Ignacio – Sidra / Sikora [Music Man] (1999)

Ignacio - Sidra

Ignacio - Sikora

C'est ce genre de style qui m'a fait tomber amoureux de la techno. Steve Rachmad a été le premier DJ à jouer de la techno que j'ai vu. C'était exactement ce type de groove hypnotique qui m'avait fait basculer dans le genre. Ignacio a longtemps été mon alias préféré de Steve. J'ai choisi "Sidra" et "Sikora" pour leur ressemblance (peut-être proviennent-ils de la même session studio ?) bien qu'ils soient sur deux disques différents. C'est typiquement le genre de track que j'aime faire durer le plus longtemps possible dans le mix. Je ne me lasse jamais de ces grooves.

A Scorpion’s Dream – Aqua Dance [Fragile] (1993)

Le label Fragile n'était "que" un sous-label de Transmat (label de Derrick May), mais il a engendré presque autant de classiques que son parent, j'imagine alors l'honneur que cela a du être pour Steve d'y sortir un disque pour Derrick May. Son maxi a tout à fait sa place à côté des éternels classiques techno comme le "Acid Eiffel" de Choice (Laurent Garnier, Ludovic Navarre, Shazz), "Groove La Chord" de Aril Brikha ou "In Sync" de Jay Denham (Fade II Black)... La liste est interminable. Cette œuvre tomba à une époque où tout s'étiquetait "techno", alors que certains auraient pu la qualifier de trance à cause de l'utilisation spécifique du synthé. Mais c'est incontestablement le travail rythmique conducteur des toms et du hi-hat qui lui apporte cette touche de techno. Le meilleur des deux mondes ! C'est sûrement l'un des plus grands classiques de Steve Rachmad.

Steve Rachmad – Tir Na Nog [Rotation] (2000)

Ce track était partout quand il est sorti. C'était probablement son plus grand succès en terme de morceau club (autant que "Virton" sous Ignacio ?). Je suis complètement fan de la programmation des claps ici, signature de Rachmad. Peu importe où je le joue, c'est toujours la folie sur le dancefloor.

Sterac – Sinosphere [Sino] (2001)

Je me souviens encore du moment où je suis tombé dessus chez le disquaire et il reste toujours mon titre préféré (si je devais choisir). Sa marque de fabrique, le travail entre les toms et les claps en contre-temps, crée le groove parfait. Ajoutez à ça cette riche mélodie et vous obtenez un chef-d'œuvre tout simplement magique. Cette construction est tellement calculée, si bien exécutée. C'est une fois de plus un mariage idéal entre un puissant groove techno et une approche plus trance, plus musicale. Steve n'est pas qu'un simple producteur, c'est un véritable musicien, et il le prouve avec ce genre de morceaux.

Sterac – Alastria [100% Pure] (1998)

Voilà mon album de Steve favori. Un chef-d'œuvre, du début jusqu'à la fin. Ça aurait facilement pu finir sur Planet E. Il y a tellement de classiques dessus mais "Alastria" était et est encore mon track de prédilection. Je le joue régulièrement encore aujourd'hui.

Sterac – One With Hats [Tresor] (2000)

Hood v2. Lorsque tu regardes le catalogue de M-Plant, tu ne vois que des disques de Hood. Il y a bien sûr ce disque de Patrick Pulsinger et celui de Memory Foundation, et plus récemment un 12” de Broom, mais à part ça, 97% du catalogue, c’est Robert Hood lui-même. J’ai pensé que c’était significatif que Steve soit l’un des artistes à avoir eu l’honneur de sortir un disque sur M-Plant, car pour moi Steve est (toujours) à ce jour le seul à pouvoir faire ce que fait Hood, et même à aller plus loin. Son disque sur M-Plant (Skreel-Ah) aurait facilement pu être dans cette liste, mais quand il s’agit de tracks dans le style de Hood, la sortie sur Tresor se détache vraiment du lot. Essentielle.

Sterac Electronics– Legacy Of A Lost World [Interpersonal] (2002)

Je n’ai jamais été un grand fan d’électro, et en toute honnêteté, j’ai ignoré l’alias Sterac Electronics de Steve pendant longtemps : c’est ce track qui m’a fait réaliser mon erreur. Je ne l’ai jamais joué dans un set, mais ce track est tellement parfait sur tous les points. On ne fait pas plus intemporel.

Parallel 9 – Vestras [Music Man] (2005)

Parallel 9, c’était l’alter ego plus dub et atmosphérique de Steve. Je n’ai pas joué beaucoup de ses tracks, vu qu’à l’époque, je préférais le style "punitif" de Scorp, mais je les écoutais souvent à la maison. Ce n’est pas probablement pas le morceau le plus "classique" de Parallel 9, mais c’est le meilleur de ma collection.

SCORP SECTION

Scorp - New Energy [Scorp] (2000)

Le morceau le plus célèbre du catalogue de Scorp. Ce track m’a absolument hanté. Il m’a fallu un bon moment rien que pour savoir quel était le titre ou l’artiste. Après, je n’arrivais à le trouver nulle part, alors que tous les gens autour de moi le jouaient. À cause de ça, je l’achète (aujourd’hui encore) à chaque fois que je le vois, si je le trouve à un prix raisonnable. C’était un classique aux soirées Kozzmozz auxquelles j’allais quand j'étais gamin, avant d’y devenir résident des années plus tard. J’ai beaucoup de souvenirs attachés à ce track.

Scorp - Repaired [Scorp] (2003)

C’est marrant, lorsque j’écoute ce track maintenant, ça crie “Berghain” : tout cet espace qui se crée, cette patience dans la montée, cette reverb, cette énergie profonde qui dirige le truc. Bien sûr, il n’y avait pas de Berghain à l’époque, mais ça a toujours été un hymne de grosse warehouse pour moi. Je trouve que c’est incroyable cette manière qu’a la musique de faire des cycles, ce qui permet à ce track de fonctionner encore aujourd’hui. En fait, je pense que celui-là fonctionnera toujours.

Scorp - Energetix [Scorp] (2000)

Je le joue encore à chaque set. Pourquoi ? Tout est dans le titre. C’est si simple de caler ça n’importe où dans ton set si tu veux relever le niveau d’énergie. Les claps, les hats, les rides, les boosts de basse. Ce track a été exécuté avec une perfection mathématique. Tout est à sa place.

Scorp - Perdition [Scorp] (2000)

L’hypnotisme à son paroxysme. Je me souviens que Hood le jouait beaucoup, et c’est facile de comprendre pourquoi. Les synthés de basse, les bleeps, cette manière dont les claps, les hats et les snares communiquent entre eux. Cette interaction crée une tension parfaite. L’arrangement est irréprochable.

Scorp – Malhela [Scorp] (2004)

C’est la sixième et dernière sortie de Scorp, et clairement la plus surprenante. Bien que les deux faces soient très dépouillées, celle-ci est plus mélodieuse. Steve n’avait pas non plus utilisé de rythmiques décalées sous cet alias jusque-là. C’est définitivement l’un des disques les plus intéressants du catalogue. Steve prouve encore qu’il peut maîtriser tous les styles.