1985. Les divergences de Juan Atkins et de Rik Davis sonnent le glas du projet Cybotron, un imposant pionnier de la musique électronique, d'un mouvement étendu au travers du prisme kraftwerkien. La dissociation mène, à l'inverse, à l'édification d'une structure de renom, d'une machinerie développée trois décennies durant.


L'initiation de Metroplex, à l'effigie des ouvrages de Toffler (Future Shock, The Third Wave), profondément influencée par le futurisme et la notion de singularité technologique, constitue un modèle certain à l'égard de ses contemporains – Derrick May (Transmat, 1986), Kevin Saunderson (KMS, 1987), Jeff Mills (Axis, 1991) – et de ses héritiers (Planet E, Underground Resistance, Submerge et consorts).

La structure de Juan Atkins, estimée, érigée au statut d'une figure emblématique, parmi les nombreuses acteurs du mouvement technoïde et de la cité de Detroit, semble vouée, depuis lors, aux projets d'avant-garde et aux multiples créations astrales de son fondateur.

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Le répertoire de Metroplex, ainsi étendu au fil du temps (en dépit d'une décélération et d'une interruption soudaine, entre 1999 et 2002), recueille principalement en son sein les alter egos et formations de Juan Atkins (Model 500 et 600, Audio Tech, Frequency, Infiniti, X-Ray et Kreem, entre autres), les créations de Robert Hood (The Vision), de "Flashin" Fowlkes et de Terrence Dixon (Population One).

Parcourant les nombreuses entrées du catalogue Metroplex, Trax s'est attelé dans un élan passéiste (à l'instar de l'anthologie 20 Years Metroplex, parue en 2005) à la confection d'une playlist de 25 titres, symbolisant la richesse des sorties du label américain – négligeant, néanmoins, les velléités et les écarts (dispensables) au sein de la sphère hip-hop.