Photo en Une : Phonographe Corp

Juste avant et au tout début du projet solo St Germain, Ludovic Navarre a réalisé de nombreuses collaborations sur Fnac Music Dance Division (l’ancêtre de F Communications, le label de Laurent Garnier et Éric Morand). On retrouve ainsi le duo Deep Contest, avec DJ Deep, pour un unique EP, The Ripost en 1993, dont est extrait ce très planant « Sunday Morning » :

Ludovic Navarre collabore aussi avec Shazz dans les projets LN’S, Soofle ou encore Nuages, avec le maxi Blanc qui contient le track « Après les larmes » :

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Toujours en collaboration, cette fois, en trio avec Shazz et Laurent Garnier. Le projet, baptisé Choice, contient l’anthem techno « Acid Eiffel » (et sera même publié à Detroit par un sous-label de Transmat) :

En solo, Ludovic Navarre développe différents projets (Hexagone, Modus Vivendi) avant de lancer St Germain, qui deviendra son unique alias. Fin 1993, le deuxième EP, Motherland, contient le classique « Alabama Blues », où le producteur affiche déjà son penchant pour les voix blues (ici un sample de Lightnin’ Hopkins) :

En 1995, St Germain publie son premier album, Boulevard. Il s’agit d’un des premiers albums du jeune label F Communications (référence F022). Le long-format s’ouvre avec le magistral « Deep In It » :

Dans Boulevard, Ludovic Navarre signe un hommage aux grands DJs qui font vivre la house music des deux côtés de l’Atlantique et cite « Little » Louie Vega et Kenny « Dope » Gonzalez, Roger Sanchez, Todd Terry, DJ Deep, Loïk (Radio Nova), Mandrax, etc. Ce morceau, c’est « What’s New » :

Le single « Alabama Blues », inclus dans Boulevard, ressort en maxi avec deux remixes de Todd Edwards. Dont ce « Alabama Blues (Todd Edwards Dub Mix) » :

En 1996, St Germain signe une dernière collaboration avec Shazz, avec ce titre house « Muse Q The Music » chanté par Derek Bays :

F Communications publie la compilation From Detroit To St Germain, en 1999. Cette anthologie plonge dans les archives de Ludovic Navarre avec des tracks produits entre 1992 et 1996. Ce disque permet de redécouvrir notamment le titre « How Do You Plead? » du projet Soofle :

Puis, St Germain rejoint le très prestigieux label de jazz américain Blue Note. Son deuxième album, baptisé Tourist, arrive en septembre 2000. Il est porté par le single « Rose Rouge », qui devient un classique de house jazzy avec le sample vocal de Marlena Shaw :

Avant de disparaître pendant plus de dix ans, Ludovic Navarre signe encore la bande son du film Chaos de Coline Serreau, puis produit en 2003 l’album Memento de son trompettiste Pascal Ohsé, alias Soel, dont est extrait ce « Shining Pain » :

S’il n’a jamais été porté sur les remixes - ceux qu’il a réalisés se comptent sur les doigts d’une main, c’est bien par une relecture d’un titre du chanteur jazz Gregory Porter que St Germain est réapparu au début de l’année 2014. Le morceau s’intitule « Musical Genocide (St Germain Remix) » :

Le vrai retour a lieu finalement au printemps 2015 avec le single « Real Blues ». Ce track n’est pas une grande surprise (il tourne autour d’un sample de la voix du bluesman Lightnin’ Hopkins), mais quel plaisir de retrouver enfin St Germain !