Cet article a initialement été publié en février 2016 dans le numéro 189 de Trax, disponible sur le store en ligne.

Par Gabriel de La Chapelle


Burning Man, c’est quelque chose de sensoriel : la lumière est incroyable, tous ces gens que tu croises dans des costumes plus fous les uns que les autres... C’est quelque chose entre Mad Max et une ambiance électro-pop.








Comme ce bateau qui passe dans la brume avec de la techno et des danseurs à son bord et qui disparaît peu à peu au loin. C’est hallucinant. C’est difficile à expliquer, il faut vraiment le vivre.



Dust Portraits est ma première série en tant que photographe. Avant de partir, j’ai vu beaucoup de photos sur le Web, des choses très pop, très colorées. J’ai voulu rendre compte de quelque chose de plus apaisé, plus onirique, poétique et décontextualisé : ces clichés ont été pris au Burning Man mais ils auraient pu être pris n’importe où. C’est aussi pour cette raison que je ne mentionne pas le festival immédiatement, pour laisser une part de mystère. Ce qui est assez fou, c’est que malgré la poussière, le soleil est assez vif. Donc les couleurs ressortent beaucoup malgré tout.




On a l’impression que c’est calme, mais en réalité, c’est la tempête ! C’est vraiment dur à vivre, on s’en prend plein la gueule ! J’ai perdu un appareil photo la première année, il faut vraiment bien le protéger avec du Scotch.


Pour la série Chrysalis, la deuxième fois, j'ai voulu faire disparaître les corps dans la poussière du désert en ajoutant un voile. J’ai également fait un film et j’y retourne cette année pour en réaliser un autre que j’aimerais plus narratif. Mais c’est compliqué parce que tu es censé être là pour participer, pas pour être observateur passif.