Photo en Une : © Lucia

Lucia No 3. C’est le nom de cette lampe créée en 2009, qui diffuse de la lumière hypnagogique. Des recherches sur cette technique de luminothérapie existent depuis 1960, mais n’avaient jamais jusqu’à aujourd’hui, été diffusées pour le grand public. Aujourd’hui, Lucia propose un modèle de sa lampe équipée de huit LED blanches et d’un halogène à 21 600 € pour les professionnels, et un modèle plus compact pour le grand public à 7 350 €. En France, des séances sont proposées par des coachs, infirmiers ou encore profs de yoga, pour une somme avoisinant les 80 € - 100 €.

Le thérapeute Pascal Radic soutient au magazine NEON, qu’à travers la diffusion d’une symphonie de couleurs, « une séance permet de stimuler des connexions neuronales différentes, et peut-être d’en atténuer d’autres. Elle agit comme une remise à zéro, amenant une réharmonisation de l’esprit. C’est un peu comme opérer une mise à jour du “logiciel cerveau” ».

Cette expérience hypnagogique peut se rapprocher de trips psychédéliques que confèrent certaines drogues, pour guérir un stress post-traumatique ou une dépendance, mais sans after effects (effets secondaires). « Une patiente venue pour autre chose m’a dit avoir arrêté de fumer le lendemain. La lampe agit sur ce dont vous avez besoin, pas forcément sur ce que vous cherchez à obtenir » assure à nouveau le thérapeute Pascal Radic.

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La lampe dispose de 160 programmes, aux noms significatifs tels que DMT, LSD ou encore Aéroplane. Objectif : atteindre un état modifié de conscience (EMC), sans usage de drogue, atteint également grâce aux pratiques telles que l’hypnose ou la méditation.

Cette lampe a été inventée par les deux Autrichiens Dirk Proeckl et Engelbert Winkler, respectivement neuropsychologue et psychologue, suite à une expérience de mort imminente (EMI) par l’un d’eux à l’âge de 7 ans. « Le tunnel, la lumière intense, puis une perception et une conscience plus vastes au réveil » font penser aux deux chercheurs qu’une des réponses se trouverait dans la glande pinéale, appelée plus communément “sixième chakra”, “troisième œil”, ou encore “siège de l’âme” par le rationaliste Descartes.

Aujourd’hui, cette technique aux abords ésotériques n’est en rien déclarée comme une médecine officielle, ni même alternative… À noter qu’il est toutefois déconseillé d’utiliser Lucia, ou PandoraStar, son alter ego, aux personnes souffrantes d’épilepsie, de pathologie psychiatrique ou qui sont hypersensibles à la lumière.