Photo en Une : © D. R.

Triste nouvelle pour le monde de la nuit, alors que la rentrée bat son plein dans la capitale. Dimanche 1er septembre à 13h30, un jeune est décédé à l'hôpital de Lariboisière (Xe) au lendemain d'une Flash Cocotte XXL organisée à Dehors Brut, le nouveau cheval de bataille de l'équipe Concrete, ouvert il y a seulement un mois. Les circonstances exactes de la mort demeurant encore floues, une enquête de police a été ouverte et le rapport d'autopsie n'a toujours pas été livré.

Des circonstances floues

« L'émotion est très forte, nous sommes dans une peine énorme », confie Michel Pilot, secrétaire général de Surprize, société gestionnaire de Dehors Brut. Le drame se serait déroulé vers 4h30 du matin, lorsqu'un employé repère le jeune fêtard dont « l'état suppose une grande difficulté ». Conduit au poste de secours de l'établissement, il aurait rapidement été embarqué par les pompiers. Selon Michel Pilot, 20 minutes se seraient écoulées entre le moment du malaise et la prise en charge du jeune par le SAMU. Une fois dans l'ambulance, le massage cardiaque pratiqué par les infirmiers aurait permit à son cœur de repartir, alors que celui-ci avait cessé de battre depuis 12 minutes.

Si les conclusions de l'enquête et le rapport d'autopsie n'ont toujours pas été livrés, le secrétaire général ne remet pas en question la possibilité d'une consommation de drogue excessive dans l'enceinte de Dehors Brut. Enfin, il dit attendre les résultats de l’enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident. « Je ne vais pas m'avancer sur les conditions de santé du garçon, déclare-t-il. Seule l'autopsie pourra nous dire de quoi ce jeune est décédé, ou en tout cas ce qui a causé la crise cardiaque. On peut supposer que ce jeune aurait consommé des ecstasy, mais à quelle dose ? Je ne sais pas. »

Un dispositif de sécurité pourtant important

Pour Michel Pilot, tout a été fait « dans le bon sens ». Il rappelle que, depuis l'ouverture du lieu, une équipe permanente de 4 secouristes formés est équipée d'un camion ambulance pour apporter les premiers secours. À l'entrée du club, plusieurs fouilles permettraient d'écarter les individus en possession de drogues ou dans un état d'ébriété avancé. « Mais le périmètre de contrôle sur les individus est limité », regrette celui qui n'a, en 8 ans de fête, « jamais été confronté à une situation aussi dramatique ».

Vers 16h30, ce lundi 2 septembre, l'équipe a publié un communiqué de presse sur Facebook afin de s'expliquer sur le drame et d'exprimer son émotion. « Notre première pensée va évidemment à sa famille, à ses ami.e.s, et à celles et ceux qui étaient venu.e.s danser avec lui. Nous n'osons imaginer la douleur de ses proches, et nous nous joignons sincèrement à eux dans cette épreuve. »

Le club rappelle également : « malgré nos efforts (...) nous avons également besoin de vous pour ne pas vous mettre en danger comme pour prendre soin de celles et ceux qui vous entourent pour que jamais ne se reproduise un tel drame.» L'enquête quant à elle, devrait émettre ses conclusions dans la semaine.