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Cet article publié initialement en février 2016, dans le trax n°189, est à retrouver sur le store en ligne. 

Genre de rap aux beats très lents, basses ultra-lourdes et cymbales en mode mitraillettes, la trap music a poussé sur les cendres du dirty south et du crunk du Sud des États-Unis au début des années 2000 pour devenir LE son hip-hop au tournant 2010.

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Un piège (la traduction littérale du mot trap, ndlr) dont le sens vient de ces maisons squattées d’Atlanta, toutes dédiées au business de crack : les trap houses. Autant d’hôtels éphémères du deal, de la défonce et du meurtre, protégées par des porte-flingue zélés, dont on sort plus difficilement qu’on y rentre. Les rappeurs locaux s'en faisaient l’écho dès les premiers Outkast ou Ghetto Mafia dans les 90’s, avant que ne se crée un genre entièrement dédié à la question : le rap des trap houses et ses héros Gucci Mane, Migos, et aujourd’hui Young Thug. Une bonne trap house est équipée d’une cuisine pour la fabrication, d’un salon pour le deal et d’un studio en sous-sol pour blanchir l’argent du biz via le rap.