Photo en Une : D.R

La préfecture de Loire-Atlantique vient d'annoncer l'interdiction de manifester ce samedi 3 août, dans le centre de Nantes. Pour justifier cette décision, l’arrêté fait état d'un risque de manifestation d'envergure nationale rendant hommage à Steve circulant actuellement sur les réseaux sociaux.

Selon la préfecture, certains organisateurs ambitionneraient d'en faire un rassemblement contre les violences policières. Des "blacks blocks" seraient donc attendus à la manifestation, ce qui justifierait une interdiction préventive de manifester de 10h à 20h dans le centre de Nantes. « Un dispositif de sécurité adapté, réactif et mobile, sera déployé pour prévenir les violences, protéger le centre-ville et procéder, le cas échéant, aux interpellations des fauteurs de troubles », indique le communiqué.

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« La manifestation est interdite samedi à Nantes... Pour en avoir l'habitude, ça va dégénérer... » explique Mme. Kim à Trax. Membre de Technopol, Freeform et présidente de l'association Déviations Sonores, cette dernière reste dubitative à propos de la décision du préfet. « N'aurait-il pas mieux fallu encadrer plutôt que de l'interdire ? Et pour les black blocks... Vraiment, ils ne savent pas comment les arrêter ? », s'indigne-t-elle. Et à la DJ de souligner le fait que « la famille souhaite un rassemblement pacifique. » «  Cette annulation n'empêchera en aucun cas les nantais de se réunir », prédit-elle, anticipant également le risque de « récupérations politiques » en cas de débordements.

Censée démarrer à 13h dans le centre ville, au point de rendez-vous hebdomadaire des gilets jaunes, cette manifestation fait suite à la découverte récente du corps de Steve Maia Caniço par une navette fluviale. Le rapport d'enquête de la police des polices (IGPN) publié mercredi continue d'affirmer l'irresponsabilité des forces de l'ordre, pointant l'absence prétendue de preuves permettant d'établir un lien avec ce qu'ils nient comme une "charge" policière et la chute du jeune homme de 24 ans dans la Loire.