Photo en Une : © Tilliacum-Frenshoot

Les 5 et 6 juillet derniers se déroulait, à deux pas du plan d’eau de Teillé – situé au coeur de la région nantaise –, la 4ème édition du Tilliacum Festival. Entre, d’un côté, la gigantesque façade du collectif breton T-Lesco-P et de l’autre, une scène principale marquée par l'ouverture stylistique, la programmation a su s’adapter, deux jours durant, aux attentes de tous.

A l’origine, le festival ne comportait en effet qu’une unique scène, et se déroulait sur une longue soirée. Mais cette année, les organisateurs ont décidé de voir les choses en grand. Ce n'est donc pas un, mais bien deux jours de festival qui attendaient le public, avec une deuxième scène construite spécialement pour l’occasion par les raveurs du collectif T-Lesco-P.

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20 years of rage. Tel est le nom de la tournée d'anniversaire entreprise depuis quelques mois par le collectif breton. Débutée en avril au Reperkusound à Lyon, passée par l'Element Mountain ou encore le Dox’art – c’est au Tilliacum que les T-Lesco-P ont terminé cette folle virée à travers la France. Côté scénographie, le collectif a encore prouvé ses talents d’ingénieur en concoctant une installation impressionnante. En son centre, une immense pyramide maya faisant office de support à un mapping psychédélique. Inutile de préciser qu’en matière de son, c'est la giffle : les fameux "120 kilos" sont de sortie. Musicalement, on navigue entre rave acid, jungle et psytrance. Une vraie free-party au milieu du festival !

Aux abords de la scène principale, devant laquelle certains, allongés dans l’herbe, discutent tranquillement, le public se déchaîne devant le son. On appréciera particulièrement le reflet des spots lumineux se réfléchissant sur l’étendue d’eau longeant le festival. Fusionnant hip-hop et reggae à la perfection, l’Entourloop, prend rapidement le contrôle des lieux le premier soir. S'ensuivront Hilight Tribe, dont on ne présente plus la natural trance et les solos de didgeridoo, les lives puissants de The Hacker et Arnaud Rebotini et, pour finir, une leçon de puissance entre hardcore et dubstep par le duo Dirtyphonics

Le deuxième jour, le collectif Tripocorp pose également quelques kilos de son. Au programme, psytrance, techno et, à la surprise générale, une farandole de morceaux populaires allant de Michel Sardou à Louise Attaque et Indochine. Peu commun, pour un festival techno. Mais l’inattendu plaît, car ceux qui, auparavant, souffraient de la chaleur, se relèvent soudainement pour rejoindre la foule et chanter en cœur le classique "Lac du Connemara". Dans la soirée, on se laissera détendre par le live reggae dub de Stand High Patrol et les bonnes ondes de Marina P. Pour finir le festival en beauté, les sets d’Oxia B2B Nicolas Masseyeff font remonter la pression, jusqu'au radical tournant entamé par les sets de Jacidorex et David Asko, qui bombardent le dancefloor à grands coups de neo-acid rave. Plus tard dans la nuit, les italiens Anime et Mad-Dog exploseront le compteur des BPMs avec une prestation hardcore-hardstyle explosive. Pas le temps de souffler. 

Pour une première édition sous ce nouveau format, le festival s’en sort donc haut la main et promet, à l'avenir, de belles éditions.