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À l’occasion de la Journée mondiale "Support don’t punish", le 26 juin, une campagne internationale contre les politiques répressives envers les stupéfiants et leurs usagers vient d'être lancée. L’association Spiritek a ouvert ce 26 juin un magasin de drogues fictif et éphémère. Une intervention qui vise à dénoncer le régime de sanction français, l’inefficacité du système actuel et proposer une alternative. 

« On chercher à attirer l’attention sur les consommateurs qui prennent des peines de prison pour usage ou détention de drogues. Ceux-ci ne sont pas accompagnés dans leur dépendance et sont loin de l’accès à la santé », explique Mathilde Cierpucha, membre de l’association. La "stupérette" s’inspire des drugstore qui avaient déjà été installés pour la même occasion par des associations parisiennes, rennaises et marseillaises. « Si un jour la dépénalisation est appliquée, on veut pouvoir proposer quelque chose », détaille Mathilde. « L’idée est donc de faire une action percutante pour marquer les esprits. »

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Au Portugal, l'usage personnel de toutes les drogues a été decriminalisé depuis 2001, et les taux de consommation du pays font partie des plus faibles d'Europe. « Chez les 15-34 ans, 8% des Portugais consomment du cannabis et 0,3% de la cocaïne, contre 21% de français pour le cannabis et 3,2% pour la cocaïne. », précise Mathilde. « Le système français est l'un des plus répressif d'Europe alors que l'on fait partie des plus gros consommateurs. » Si la question du cannabis apparait comme un véritable serpent de mer de la politique française, les initiatives se multiplient pour réclamer sa légalisation récréative, alors qu'une polémique oppose médecins et pharmaciens sur son usage thérapeutique. Récemment, une étude du Conseil d’analyse économique plaidait pour une légalisation encadrée tandis que plusieurs députés LRM signaient une tribune en faveur d’une évolution de la loi de 1970 la semaine dernière.