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L
a Bass House Academy est de retour le 29 juin, de 15h à 22h, au lycée privé Belmont Capdepon, à Lyon. Situé dans un quartier étudiant et populaire, l'établissement, et sa cour de récréation, reçoivent le collectif Symphomix depuis maintenant 3 ans. Un événement insolite qui n'aurait jamais existé sans un directeur amoureux de techno...

Retour en 2016. Deux frères propriétaires d'un café dans le quartier la Guillotière – en plein centre-ville de Lyon –, et membres du collectif, nouent des liens avec le directeur du lycée du coin, qui s'avère être un adepte de la musique électronique. De fil en aiguille, le projet se construit et Stéphane Martin Pons finit par ouvrir les portes de son établissement aux deux frangins. Après deux éditions à succès, la Bass House Academy sera de retour cette année avec un collectif local de plus dans l'équipe, Zoo Corp.

Le temps d'une journée, Stéphane mettra à disposition des deux crews lyonnais, tous les espaces extérieurs de l'établissement : « J’y vais en tant que spectateur, je ne suis plus le chef de l'établissement (rires), et je fais la queue comme tout le monde », s'amuse-t-ilEn compagnie de DJ's locaux, le Londonien GAWP viendra ainsi distiller sa house ensoleillée dans la cour de récré. On retrouvera à ses côtés, KEELD, fer de lance du label Sans-Merci, Max Mash, adepte d'une house aux rythmes percussifs, signé sur le label italien Eye Records, JM & RLSTK (aka Return of the Mack), ainsi que le trio entre tech-house et bass music Soundsitive. En plus du dancefloor, l'événement, au public chaleureux et hétérogène, proposera dans les petits jardins du lycée des espaces chill, ainsi qu'un coin jeux avec baby-foot. 

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La mise en place d'une soirée n'est pas le seul projet de Stéphane. Le chef d'établissement envisage également l'intégration d'ateliers d'initiation à la production de musique électronique, bien qu'il n'ait pas encore « tous les moyens nécessaires. » L'organisateur n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans le milieu de l'électronique. Passé par une station de radio, Stéphane a été témoin de l'essor de la musique électronique en France, dans les années 80 : « J'ai vu apparaître le label F Communications avec Laurent Garnier, le précurseur de cette culture musicale en France. » 

Irrité par les préjugés réducteurs sur la musique électronique, le directeur défend le genre comme étant « dans la suite logique » de ce que propose un établissement scolaire, lieu de culture. La Bass House Academy pourrait-elle inspirer d'autres établissements ? Stéphane n'en est pas si sûr : « C'est assez atypique, je ne pense pas que beaucoup de lycées accepteraient d'ouvrir leurs portes à des artistes techno. On associe souvent la musique électronique à la rave, l'image est parfois négative. » Pourtant, durant les éditions précédentes, « aucune dégradation n'a été réalisée dans l'enceinte du lycée », souligne-t-il. Un esprit bon enfant qui marquera, à n'en pas douter, le prochain volet de la Bass House Academy.

Toutes les informations nécessaires sont à retrouver sur la page Facebook de l'évènement.