Photo en Une : © Gaëtan Clément

Pour sa septième saison estivale, Le Sucre à Lyon revient avec une programmation pointue et libérée. « On a toujours gardé cette période de l’année comme un laboratoire, que ce soit en termes de format musical et artistique. On se lâche à fond, on veut vraiment proposer plein de nouveautés », commente l’un des programmateurs de la salle, Baptiste Pinsard. En plus d’être un véritable laboratoire d’expérimentation culturelle en programmant notamment des artistes indonésiens, chinois, ou encore japonais aux styles musicaux divers, la salle proposera de nombreux événements du mercredi au dimanche, à des prix très attractifs.  De la techno anglaise à la house breakée en passant par la balearic house ou l’oriental acid, la richesse de la programmation risque d’en surprendre plus d’un.

Chaque événement sera un nouvel axe à explorer. Le mercredi sera le rendez-vous culinaire hebdomadaire, durant lequel Le Sucre se transformera en restaurant le temps d’une soirée, tandis que le jeudi sera dédié à la programmation de collectifs. « On s’est beaucoup penché sur ces nouveaux collectifs de partout en France qui sont un réel renouveau culturel et clubbing dans les différentes villes », précise Baptiste. Seront notamment présents les Supagroovalistic, collectif lillois à la house groovy, L’aprèm Cool, crew féminin qui organise des événements musicaux engagés à travers des talk ou des conférences, ou encore Maraboutage, dont les rythmes trance rituel aux influences africano-latines devraient secouer le club.

Le vendredi, la terrasse sera ouverte gratuitement de 18 à 23 heures, et plus tard dans la nuit, la soirée se prolongera en club. « On a décidé de laisser la place à une douzaine de labels pour ces vendredis soir, qui, à nos yeux, sont des sources d’innovation fortes des musiques électroniques. » C’est notamment le label Acid Waxa et leurs artistes aux sonorités rave et acid, ou encore Multi Culti et leur house tribale qui viendront réveiller le club. « On fait en sorte de proposer une grosse diversité sonore, mais qui reste très accessible malgré tout », souligne Baptiste, « On veut vraiment faire une programmation pour tous : les connaisseurs et ceux qui viennent découvrir ». Sans frontière, donc.

Le line-up du samedi soir aura pour vocation à repousser les limites de l’occident pour aller chercher des sonorités électroniques inspirées par les cultures de pays plus lointains. « On trouve intéressant de pouvoir revendiquer le fait d’avoir plus de diversité culturelle derrière les platines que certains clubs ou grands festivals ». C’est notamment le duo Faka, queer et militant en Afrique du Sud à la musique tribale psychédélique, Asna, DJ ivoirienne afro-électro, ou encore Alejandro Paz, originaire du Chili, qui émerveilleront le public avec leurs sonorités des plus atypiques.

Pour finir la semaine en beauté, la soirée dominicale S.Society, qui « bouscule les formats habituels en proposant une vision alternative du club, où la fête se fait davantage diurne que nocturne », réunira des artistes pionniers des musiques électroniques, tel que David Vunk, Park Hye Jin, Zombie in Miami ou encore Sascha Funke, et jeunes artistes émergents, venant pour certains de produire leur premier EP. 

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook du Sucre.