Photo en Une : © D.R.


Le 8 juin, partout en France, aura lieu le retour de la Manifestive, la journée nationale de revendication des free parties. Bien que l'association Freeform, organisatrice des précédentes éditions, se soit impliquée sur d’autres projets, on y retrouve la Coordination Nationale des Sons, rassemblement de sound systems de tout l’Hexagone – qui gère le Fonds de Soutien Juridique des Sons. Le projet en est encore à son lancement, et pour l’instant seuls les collectifs de Paris, Nantes, Caen et Mont-de-Marsan ont officialisé leur participation. L’état d’esprit reste le même depuis la première édition en 2016, et depuis plus de vingt ans pour les free parties : demander la fin des répressions et mieux faire connaître sa culture et ses valeurs auprès du grand public. « On veut appuyer notre identité, montrer qu’on existe », dit un porte-parole de la Coordination, également membre du Collectif des Sound Systems d’Île de France.

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Ce dernier souligne la dissonance qu’il remarque « entre l’opinion civile et les actions du gouvernement, un peu comme pour les gilets jaunes ». La population, explique t-il, semble de moins en moins hostile à ces fêtes. Pourtant, les répressions se poursuivent mais, ajoute t-il, « ce n’est pas ce qui découragera les organisateurs ». Évoquant les multiples interdictions émises par les préfets de nombreux départements, il y voit « la preuve d’une non-organisation ». Selon lui, « ils se renvoient une patate chaude. Il y a une absence de politique générale sur les free parties ». Parmi les revendications de la Manifestive, on trouve donc la volonté d'une plus grande clarté de la part des acteurs publics, qui rendrait la free party moins dépendante d’aléas locaux.

Plus d’informations et d’annonces à venir sur l’événement Facebook.