Photo en Une : © David Boschet


Astropolis fêtera sa 25ème bougie cette année, du 3 au 8 juillet prochain. Investissant les parcs de Brest, ses différents clubs et le mythique manoir de Kéroual, le quart de siècle du festival risque de faire du bruit. Véritable tremplin pour les collectifs bretons et jeunes artistes du Grand Ouest, le festival cherche, comme chaque année, « à montrer toute la diversité des musiques électroniques en croisant les styles et les âges », résume Gildas Rioualen, co-organisateur.

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Répartis dans toute la ville, les différentes scènes et activités vont occuper le public pendant 5 jours. De jour comme de nuit, les festivaliers pourront arpenter Brest et découvrir les recoins de la ville tout en profitant de sonorités électroniques variées.  « Beaucoup de projets gratuits seront proposés en journée, aussi bien pour la famille que pour danser, chiller ou découvrir la ville », ajoute Gildas.

Lors de la journée du samedi, les différents parcs résonneront au son des open air proposés par le festival. Au Jardin de l’Académie de Marine, l'institution montréalaise Piknic Electronik organisera Beau Rivage, animé notamment par Roza Terenzi, Blutch et Organic frequencies. L’association rennaise ÖND prendra le contrôle de La Passerelle en associant DJ sets et expositions. Pour les plus compétitifs, un tournoi de pétanque sera également proposé.
 
Du côté de la programmation de nuit qui, chaque année s'avère particulièrement percutante, la particularité de cette année réside d'abord dans l'ouverture en avance du manoir de Kéroual. « Cette année, on investit le site dès le vendredi soir pour la première fois sur un format concert, "Wild Palace", avec le concert d’Arnaud Rebotini, Kap Bambino et un live audiovisuel de Max Cooper », précise Gildas. El maestro Rebotini, récemment distingué par un César, jouera les morceaux du film 120 battements par minute.


Le lendemain, le manoir sera investi pendant 10 heures non-stop, sur 5 scènes. À l’Astrofloor, Apparat présentera son nouveau live et album. « Une belle parenthèse enchantée » annonce Gildas. Mais le clou du spectacle sera sans aucun doute la collaboration légendaire entre Jeff Mills et Mike Banks, qui reformeront X-102 le temps d’une nuit. « Ce sont deux légendes, c’est forcément historique pour nous de les avoir pour les 25 ans », se félicite t-il. Jeff Mills et Mike Banks sont nos racines. « On a toujours été fan de leur identité, de ce qu’ils ont créé, de leur militantisme et de l’humanité qu’ils ont toujours transmis et communiqué. C’est ce gang UR de Detroit qui nous a rendu addict à cette musique de l’espace en 1992, à la sortie de cet album mythique X-102 sorti sur Trésor. » « Côté musique, on sait à quoi s’attendre », confesse t-il avec un brin d'excitation.



Pendant ce temps, la scène Mekanik, dédiée aux sonorités les plus extrêmes sera électrisée par les kicks puissants du duo Oktober Lieber, le hardcore sans concession de The Dj Producer et, en guise d'apothéose, l'habitué des lieux Manu le Malin. Le b2b entre la productrice brésilienne Elisa Do Brasil et J Majik annonce également un déluge sonore. Du côté de la Cour, l’ambiance sera house et résolument groovy, marquée par les performances Kiddy Smile, Denis Sulta ou encore Marc Romboy. De nombreuses autres surprises attendent les festivaliers sur place.

Et les 50 ans d'Astropolis ? Rieur, Gildas avoue « avoir déjà du mal à se projeter en 2020 », mais « espère que plusieurs cultures musicales seront nées d’ici là, que la technologie aura aussi rapidement évolué que ces 25 dernières années, et qu'elle ouvrira les portes de la créativité, de l’excitation et du surprenant. » On l'espère aussi.

En attendant 2044, toutes les informations nécessaires sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.