Photo en Une : © D.R.

Le festival Madame Hyde's fête sa première édition ce samedi 27 avril au Kilowatt, à deux pas de Paris. « Nous avons monté cet événement avec la volonté de promouvoir la scène culturelle féminine, mixte et queer », commente Sonali Boulet-Desbareau, présidente de l’association Anti Hype Orchestra, qui co-organise l’événement avec K-Shu Prod, Beat Addicts (également derrière les soirées Disorder) et le collectif HertZHyenes. Pour elle, l'objectif est avant tout de mettre à l’honneur toute la diversité et la richesse des artistes féminines locales et internationales qui, pendant longtemps, furent injustement mises de côté. Le festival s’organisera entre DJ sets, démonstration de graff, lives, workshops, défilés et performances dans un cadre inspiré par l'univers du cabaret. « C’est un lieu fictif où Madame Hyde, la patronne, permettra à tout.e.s de s'exprimer et se libérer », ajoute Sonali.

Se répartissant sur trois scènes en intérieur, extérieur et sous un chapiteau, le festival promet un réel voyage sonore au public. De l’acid techno abrupte de Louisahh jusqu’à la drum and bass puissante d’Elisa do Brasil en passant par le rap façon rave de My Bad Sister, mais aussi de N’Chyx, premier artiste grime a avoir été officiellement reconnu comme transgenre au Royaume-Uni, l'expérience musicale promet d'être intense et éclectique. « Une grande première sur la scène parisienne », se félicite Sonali. Par ailleurs, la scène principale sera décorée par Les Julietteries tandis que les artistes Diez, du collectif Paradigme, et Léa Fovéa se chargeront de la partie mapping.


 


Cet événement de 14 heures réservera aussi « son lot de surprises et de performances pendant la journée et la soirée », avec une grande importance accordée à la pluridisciplinarité : théâtre, cirque, spectacle vivant... Entre autres, de nombreux stands et expositions seront dressés et le public pourra assister à un défilé de mode de créatrices telles que Vagabombe et son style urbain, mais aussi les pièces streetwear aux influences japonaises de Coxeline. La mode inspirée des cultures alternatives et issue du commerce responsable de Xorgin, styliste venue du Pays Basque, sera également de la partie. Enfin, une  la compagnie Hanabi Circus électrisera le public avec des jongleries en tout genre, prestations de danse et spectacles d'échassesEn somme, le festival se présente comme un véritable "cabaret techno" aux portes de Paris.

À noter : une partie des bénéfices sera reversée à Consentis« association luttant contre les violences sexuelles, culturelles et sexistes dans les lieux festifs.»

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l'évènement.