Photo en Une : © D.R

Son Libre revient du 4 au 7 juillet en région Occitanie pour une sixième édition sur sa terre d'accueil fidèle, à Collias, dans les gorges du Gardon. Ce rendez-vous mythique annuel du sud de la France se tiendra pour la seconde fois dans sa version étendue : un camping électronique hors-normes de quatre jours et trois nuits. Cette année encore, les organisateurs prônent la liberté du public, le laissant circuler librement des campings aux scènes, avec nourriture et boissons. « On laisse à chacun la possibilité de faire son festival comme il le souhaite, car nous faisons confiance à notre public », explique Rudolf, directeur du festival. « Les cinq dernières éditions se sont toujours bien passées comme ça », assure t-elle. Aucune incitation à consommer sur place n'est faite et, si ce mode de fonctionnement est à la hauteur des plus grands festivals trance européens, il demeure très rare au sein de l'hexagone. « Nous proposons des services en adéquation avec nos valeurs et "le profit à tout prix" n'en fait pas partie », poursuit-il.

Outre une sonorisation Lambda Labs à en faire pâlir plus d'un festival, le Son Libre sait se démarquer chaque année grâce à ses scénographies aussi innovantes qu'impressionnantes : cette édition ne fera pas exception. La programmation a en effet été pensée pour s'accorder avec les scénographies, le mapping et les shows lights pour une « expérience immersive forte la nuit » et « plus légère et cool la journée » afin que le public soit en connexion avec la "vibe" du festival.

Les temps forts de la programmation seront multiples, « il y aura tellement de pépites qu'il sera difficile de faire son choix », annonce Rudolf. Tout dépendra des goûts de chacun. Alors que les afficionados de techno ou de bass house se délecteront de la partie diurne du festival sur la Groove zone, les adeptes des sonorités plus sombres envahiront le festival qui, la nuit tombée, naviguera entre acidcore et dark forest, notamment sur l'espace Vibe Circle. Ce dernier se pose d'ores-et-déjà comme un sanctuaire pour tous les styles de trance. La progressive israélienne et orientale y sera à l'honneur avec Bubble et l'électrisant Bliss, qui bercera le public avec ses mythiques solos de guitare sans oublier Perfect Stranger, Rising Dust et la légende Astrix. Le label australien Zenon Records offrira quant à lui les performances de six de ses artistes internationaux. Tandis que Grouch présentera notamment son nouvel album Grouch-in-Dub, Fabio Leal et HypoGeo donneront à entendre un style de trance entre sonorités deep, minimale, progressive et ambient auquel le label lui-même à donné son nom : la zenonesque.

Pour leur part, Les français Cubic Spline et Neuronod se chargeront de contenter les amateurs de darkpsy et Braindrop et Luncell s'enfonceront dans une forest digne des plus sombres marécages. Le plateau techno du festival accueillera également des pointures du milieu : le géant britannique de la techno industrielle Perc, le maestro de la tech-house habitué des célèbres afters barcelonaises Marc Maya ou encore le brésilien Victor Ruiz. Deux figures de proue de Drumcode, Luigi Madonna et Roberto Capuano offriront quant à elles un back to back d'anthologie. Dans un autre registre, Matt Minimal et Droplex se chargeront de délivrer leur minimale si singulière tandis que Chris Liberator et D.A.V.E. The Drummer livreront ensemble un show acid techno endiablé. Les habitués du festival, Subway Shamans et son live acidcore ou encore Barouf aka Les Enfants Sages, seront également présents aux côtés de Sevenum Six, qui présentera son nouveau projet : Solar Analog. La petite nouveauté de cette année est l'ajout de la drum'n'bass à la programmation, avec une sélection d'artistes prestigieux venus des U.S, dont Alix Perez, Benny L, Benny Page et l'un des papes du genre, Skeptical. Un vent de fraîcheur soufflerait-il sur les terres brûlantes du Son Libre ?

Toutes les informations sont à retrouver sur le site internet du Son Libre Festival et sur la page Facebook de l'évènement.