Photo en Une : © D.R


Sur un fond noir se détache une chic enseigne lumineuse, à la typographie soignée. Nous voilà arrivés devant l’entrée du Sacré, nouveau club installé au 142 rue Montmartre – adresse iconique située à l’angle (aigu) de la rue du Croissant. Successeur de l’inénarrable Social Club, ancien QG des labels Ed Banger et Bromance, et de quelques autres repreneurs éphémères (Cats & Dogs, Salò, 142 Montmartre), l’établissement, tenu par Martin Munier et Anthony Rousselle (ex-directeurs artistique et d’exploitation du Badaboum) compte bien faire honneur à son glorieux aîné.

Une ambition affichée dès l’entrée, où le visiteur est royalement accueilli par une statue d'inspiration antique, surplombant une monumentale descente d’escalier. Arrivés en bas, et une fois passés le hall d’accueil attenant au vestiaire, nous découvrons la première salle du « discobar ». Avec un décor blanc épuré, associant matériaux bruts (béton, piliers ou tuyaux métalliques...) et raffinement, l’architecte d’intérieur Marion Mailaender est parvenue à donner une toute nouvelle identité à l’établissement. Un élément en particulier retient l’attention dès notre entrée : un impressionnant bar entièrement recouvert de miroirs, sur lequel sont posées, côté salle, des platines DJ.



En écho au lumineux comptoir, une boule à facettes, suspendue juste au-dessus, semble inviter les nombreuses personnes venues assister à la soirée d'inauguration à venir danser au centre de la salle. Mais en attendant la venue des DJ's, c'est aux tables du fond, disposées dans un coin cosy, que nous nous installons, accompagnés d'un verre et de quelques délicieux tapas. Réalisée par le chef expérimenté Alexandre Marchon, la carte comprend notamment houmous, jambon cru, tzatziki ou encore carpaccio de maigre, le tout servi dans des assiettes à la présentation soignée.

Après quelques instants à profiter de l'ambiance des lieux, Martin Munier en personne nous guide vers la pièce centrale de l'établissement, que nous nous hâtions de découvrir : le club. Après avoir traversé un sas longeant l'espace fumoir, lui aussi décoré d'une statue, nous arrivons dans la fameuse salle noire (un contraste saisissant par rapport à l'espace discobar), qui accueillera les vendredis et samedis à partir de minuit, « DJ's house, techno, micro ou disco locaux », explique Martin. « De l'autre côté, on sera sur des choses plus chaleureuses : Mellotron, Radio Meuh, de la world, du funk...», ajoute-t-il. Prévue pour accueillir pas moins de 300 personnes, la salle dispose d'un impressionnant sound-system signé Loud Professional et d'une spectaculaire « structure kinetic lumineuse » conçue par Pierre Dagba, scénographe et designer du studio AC3.



« Ce qui est intéressant, c'est que nous avons deux bars complètement différents, aussi bien au niveau de l'ambiance que de l'offre. Du côté discobar, tu as une carte avec beaucoup de choix (bières pression, vin nature, cocktails...) et de l'autre côté, tu as l'essentiel pour une soirée club. », précise Martin, concernant la complémentarité des deux espaces. Après la visite du club, retour dans le discobar pour profiter des DJ sets de Céline, des soirées Sunday, Polair du Limonadier et Neet, dans une ambiance entre électronique rythmée et pépites soul groovy.

Vendredi 1er mars, « Djebali jouera toute la nuit dans le club, tandis que Maxye de Dure Vie jouera côté "blanc" », indique Martin à propos du premier week-end d'ouverture. La deuxième opening night, le samedi, accueillera quant à elle Clouclou de la Mamie's et Marina Trench, mais aussi Matthieu Matsa en all night long dans le discobar. Un baptême du feu qui s'annonce prometteur.