Photo en Une : © D.R.

Chaque année, le constat des problèmes écologiques alarme mais les solutions peinent à voir le jour. Si le monde de la fête n'est pas toujours pointé du doigt, face à des industries polluantes aux discours hypocrites, les festivals se mettent de plus en plus à développer une charte étique.
Dans ce contexte, le festival DGTL est à l'origine de démarches exemplaires. À chaque édition, les équipes de l'évènement nouent un lien avec les territoires qu'ils investissent.

En 2018 à Amsterdam, le festival avait par exemple mis en place un système de compost destiné au surplus de nourriture produit à l'occasion du festival. Mais cette année, l'évènement compte aller plus loin, en refondant sa charte de durabilité — ligne éthique et écologique que s'impose l'organisation —, sur le long terme.
Ainsi, les organisateurs ont annoncé que l'édition 2019 du festival à Amsterdam, qui se tiendra du 19 au 21 avril prochain, ne mettra en vente que des plats composés avec les surplus de nourriture produits dans les circuits courts de la ville. Une réponse, végétarienne qui plus est, au gâchis de nourriture observé chaque année dans le monde, à raison de 1,3 milliard de tonnes (soit un tiers de la production totale).

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De la même manière, pour lutter contre le gaspillage des déchets, le festival ne disposera pas de poubelles. Appelant à la responsabilité de ses festivaliers, l'évènement comptera trois points de collecte des ressources. Après un tri, les ressources seront transportées dans un centre de recyclage, ouvert aux visiteurs.

Le DGTL compte également travailler sur ses infrastructures, main dans la main avec la mairie d'Amsterdam. En partenariat avec elle, le festival a fait appel à trois étudiants (en master Metropolitan Analysis, Design & Engineering) pour penser, dessiner et mettre au point une installation lumineuse permanente, circulaire et modulaire dans les docks, où se déroule le DGTL. La structure sera mise en place à l'occasion du festival, et restera éclairer les lieux, en témoignage de la collaboration de la ville avec les organisateurs.

Enfin, les gobelets réutilisables permettront de limiter les déchets plastiques, tandis que les toilettes à compost serviront à produire du fertilisant. Le festival fera également loger ses artistes dans un hôtel à énergie zéro, le Jakarta, et les acheminera jusqu'au site dans des véhicules électriques. Des cendriers portatifs, couplés à des briquets, seront aussi distribués à l'entrée du festival, qui mènera pour la troisième fois consécutive sa campagne de récolte de données, afin d'avoir une idée claire de son impact écologique. Dans cette démarche, les organisateurs planchent sur une alimentation énergétique du festival saine, issue de l'énergie éolienne de la ville.

Tant de mesures qui témoignent de l'engagement écologique du festival, dont la programmation n'a pas été dévoilée.
Les information pratiques sont toutefois à retrouver sur le site du DGTL.