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Les fumeurs connaissent bien cette histoire. Attablé dans un troquet ou lové au fond d'un canapé, sirotant une bière ou un verre de vin, les premières gorgées suscitent rapidement l'envie irrésistible d'allumer une cigarette. Le phénomène peut paraitre trivial, mais la vélocité avec laquelle certains peuvent vider leur paquet en quelques heures repose en vérité sur une explication scientifique.

Si la nicotine et l'alcool agissent évidemment tous deux sur le circuit de la récompense (les consommer ensemble décuple donc leurs effets), une étude publiée dans la revue Journal of Neurochemistry, menée par des chercheurs du Missouri, a montré que la nicotine impacte aussi le proencéphale basal, région du cerveau contrôlant le sommeil. En stimulant cette zone et contrebalançant les effets léthargiques de l'alcool, elle permet à ce cycle de durer... et de durer. Il n'existe qu'un seul moyen d'y remédier : réduire sa consommation.

Ou pourquoi pas arrêter ? Ce mois-ci, Trax Magazine est allé à la rencontre des convertis à la fête sans excès pour son numéro 218 (disponible en kiosque ou ici), "Demain, j'arrête". En Angleterre par exemple, les adeptes de la mouvance du "Teetotal", qui ont érigé la sobriété en véritable démarche philosophique, se promènent de fête en fête, verre d'eau ou thermos de thé à la main, refusant tout stupéfiant. D'autres, les membres de l'"ecstatic dance", participent à des cérémonies électroniques où ils dansent, sans bruit, sans parole, centrés sur leur respiration sans être pollués par les vapeurs d'alcool émanant des clubs traditionnels. Conseils de DJ's et d'une nutritionniste pour une vie nocturne sans excès, portrait d'une star des festivals qui danse pendant des heures totalement sobre, et fêtes écologiques ont été autant de pistes empruntées pour explorer cet autre versant de nos nuits endiablées.