Photo en Une : © D.R.


Tigersushi -
Musique ambiante française - Vol. 1

L’aventureuse maison française de Joakim, Tigersushi, met sa bande de copains au défi de la composition ambient. Si le disque fait l’impasse sur la frange chevronnée du genre en France, la collection de morceaux des Étienne Jaumet, Romain Turzi ou Mondkopf méritent qu’on y pose une oreille attentive.

Finalement, hormis deux trois notes approximatives et une fausse promesse, à défaut de proposer une réelle radioscopie de la scène ambient française, Joakim réussi malgré tout à faire émerger quelques très belles surprises au milieu de propositions tout à fait honorables, et cela suffit à faire notre bonheur, en attendant un volume 2 que l’on espère plus risqué.

 La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #207 de Trax Magazine.


Molécule - -22.7°C

Le nouvel album de Molécule, baptisé -22.7°C, a été entièrement composé et produit dans un petit village du Groënland. De cette expédition extrême, le producteur parisien a ramené un disque puissant qui marie field recording, rythmes techno et textures ambient.

Toute cette matière sonore, ce field recording de l’étendue glacée et de la chaleur humaine, est la base de morceaux dans un spectre électronique très large : acid techno climatique (« Âriâ »), techno planante et illuminée (« Sila »), techno aux contours indus (« 5951 Hz »« Délivrance »), ambient cinématographique (« Artefacts »), dub techno (« Inlandsis »).



La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #208 de 
Trax Magazine.

NSDOS - Intuition vol. 2

Tout juste un an après la sortie du volume 1, NSDOS nous livre la suite de son dialogue avec l’Alaska : « J’ai divisé l’album en deux, mais c’est un seul et même ADN. » Diptyque organique et désormais complet, Intuition nous entraîne dans des espaces utopiques et hybrides, entre données naturelles et générations artificielles.

Si la démarche de l’album est expérimentale, l’écoute qui en résulte l’est donc aussi. Mais pas seulement. Car « dans ce projet, il y a des degrés de son, des niveaux d’écoute. Certains sont plus compliqués et t’emmènent véritablement ailleurs. D’autres sont plus faciles et on pourrait facilement les passer en club. Tout dépend où tu te situes et comment tu veux t’exprimer dessus. »

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #209 de Trax Magazine.


DJ Oil - Bref Avenir

Il est revenu de tout : des promesses folles de la French Touch, des périples musicaux en Afrique et des luttes citoyennes dans sa cité marseillaise : le troisième album de l’ancien Troublemakers sonne comme un turbulent souffle de vie.

L’album ne sonne en rien comme les productions actuelles et, paradoxalement, cela forge une vraie légitimité. « C’est mon album le plus personnel, c’est la première fois que je produis sans musiciens invités. » L’humeur exaltée de transe commande de l’écouter comme un mix tant il s’inscrit dans la durée propre aux projets électroniques.



La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #210 de Trax Magazine.

Arabstazy - Under Frustration vol. 1

Pensé et sélectionné à Lyon, ce premier volume a séduit InFiné, qui a sorti le projet en licence mi-mai. Intense et cérébral, Under Frustration Part. 1 affiche un line-up loin des clichés et du tropicalisme auquel ont habituellement droit les projets qui font cohabiter les buzzwords électro et arabe.

Techno sombre, abstract, noise, indus ou électronica, le collectif trouve son fil rouge dans son amour des rythmiques décentrées : « Les cultures arabes sont plurielles. Ses DJ’s et producteurs aussi. Il n’existe pas, de l’autre côté de la Méditerranée, un seul genre musical électronique, homogène. C’est un mythe qu’on essaye de déconstruire au sein du collectif. »



La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #211 de 
Trax Magazine.

Joakim - The Studio Venezia Sessions

Joakim accouche toujours d’un remarquable disque ambient enregistré en trois jours. Un album concept sans prise de tête. Là où son précédent Samourai se réappropriait les codes de la pop, The Studio Venezia Sessions évolue sans entraves. « Ça fait longtemps que je voulais enregistrer un album sans synchronisation et presque sans séquences. Explorer l’idée du studio comme instrument, aussi : on entend le bruit des pas sur le parquet, mais également l’espace, la superbe acoustique du lieu. »



La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #212 de Trax Magazine.


Kiddy Smile - One Trick Pony

La scène queer française a trouvé son représentant au sein de la musique électronique. Avec son premier album One Trick Pony, l’enfant du voguing Kiddy Smile chante l’amour, l’homosexualité, la house. Un hommage à cette musique qu’il préférait d’antan.

Pourtant nullement autobiographique, One Trick Pony est une ode à l’amour de soi et de l’autre. Un appel poétique à garder espoir à ceux qui n’ont pas (encore) trouvé de communauté pour les représenter.

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #213 de Trax Magazine.


Antoine Kogut - Sphere of Existence

Dans son premier album solo, le transfuge de Syracuse Antoine Kogut compose la bande-son d’un été sans fin. Le parfum d’une villa en bord de mer, quelque part entre Neptune et Calanques.

Il y a ces notes balayées qui s’élèvent et se laissent emporter par le ressac, des traînées de réverbe en guise d’écume. Ces bleeps robotiques empruntés aux expérimentations des 70’s, fredonnements cryptiques d’un androïde solitaire. Des sonorités bien marquées que l’on retrouve sur la plupart des tracks.

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #214 de Trax Magazine.


Loya - Corail

Pour Corail, son troisième album sorti le 28 septembre chez Mawimbi, Loya établit un parallèle entre deux mondes, celui d’ici, en métropole, et de l’océan Indien où son grand-père, prêtre tamoul, faisait danser son monde par le tambour lors de messes rituelles

Embaumés d’effluves vocaux, les dix morceaux de Corail sont autant de voyages aquatiques où machines électroniques et rythmes ternaires en 6/8 de chants malgaches fusionnent, avec comme dessein la danse et l’exploration. Une audace musicale qui exhale l’exotisme aux oreilles les plus occidentales.

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #215 de Trax Magazine.


Étienne Jaumet - 8 Regards obliques

Saxophoniste, claviériste et ingénieur du son, Étienne Jaumet est un touche-à-tout. Lui qui a déjà travaillé avec Carl Craig et I:Cube rejette toute prétention technique : ce qui lui plaît, c’est la liberté du résultat. En découle des albums très personnels, aux multiples influences, qu’il prend un malin plaisir à cultiver.

Près de dix ans après son premier album, l'hyperactif, également derrière Zombie Zombie, sort 8 Regards obliques. Un album en huit titres - dont sept reprises de thèmes, et une composition originale, la bien nommée « Ma Révélation mystique », le tout mixé par I:Cube - qui l'inscrivent dans les pas d’un jazz psychédélique et cosmique, celui des Coltrane, Sun Ra ou Steve Coleman.

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #216 de Trax Magazine.

Antigone - Rising

Le résident de Concrete Antigone, fer de lance de la techno dite « deep » à la française, prend avec son premier album Rising un tournant radical. Aux kicks et syncopes qui ont bâti sa réputation et celle du genre, il substitue, parfois superpose les sonorités issues de ses émotions les plus pures. Antigone fait cavalier seul sur un chemin inconnu, le sien. Rising signe en effet le départ de l'artiste vers des contrées où la techno conte des histoires, où la mélodie et le rêve priment sur les exigences de la forme.

La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #216 de Trax Magazine.

Cabaret Contemporain - Séquence collective

La « boîte à rythme géante » Cabaret Contemporain sort Séquence Collective, un troisième album où l’illusion d’entendre des machines fonctionne comme jamais. Un coup de force pour le plus électronique des groupes acoustiques.

La formule reste inchangée. Giani Caserotto à la guitare, Ronan Courty et Simon Drappier aux contrebasses, Julien Loutelier aux percussions et au piano Fabrizio Rat. Une musique collective et un savoureux mélange de musiques contemporaines, de danse et improvisée.



La chronique intégrale du disque est à lire dans le numéro #217 de Trax Magazine.