Photo en Une : © D.R.


Emma DJ : ce nom résonne aujourd'hui dans l'esprit des amateurs d'expérimentation musicale au sein de la scène parisienne. Le résident des soirées Fusion mes couilles a bien des surprises à réserver au sein de ce mix. Une des particularités du set est l'impossibilité totale à le confiner dans un genre ou dans un style. L'auditeur vogue au gré des morceaux que le DJ délivre avec autant de désinvolture que de maîtrise.

Ce podcast pourrait être qualifié d'expérimental, d'ambient, de subversif, provoquant même. Il est underground, froid, bruitiste, parfois planant, presque dub, et rompt avec les codes du dancefloor : Exit la mélodie, ici, ce sont avant tout les jeux de textures qui priment. « À la base je voulais préparer un enregistrement plus club-friendly, mais finalement j’ai fini par faire un truc moins dancefloor et plus spontané, avec quelques passes douteuses mais organiques », révèle Emma DJ. Entre nappes réminiscentes d'une esthétique drone, polyrythmes et backbeats ésotériques, il peut être difficile d'y trouver son rythme. Mais la musique électronique, ce n'est pas que du 4/4 en à 128 BPM, et heureusement.

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Emma DJ n'a malheureusement (ou pas ?) livré de tracklist, mais a tout de même confié un petit indice sur la composition de ce set. « Je n’ai pas voulu représenter une scène en particulier, il y a un peu de tout. J'ai mis un titre de Eszaid qui viens de sortir son LP Eurosouvenir que j’aime beaucoup. Je trouve qu’il représente bien la scène locale du moment. » Mais trêve de bavardages, ce set s'écoute, il ne se lit pas.

Pour retrouver Emma DJ aux platines, il faudra se rendre au Post Bar à Helsinki le 18 janvier prochain.