Photo en Une : © Agathe Poupeney

S'il a l'habitude de la scène, c'est sur d'autres planches qu'Arnaud Rebotini s'apprête à monter. Pendant plusieurs mois, le producteur a travaillé sur le spectacle de danse Fix Me, chorégraphié par Alban Richard, directeur du centre chorégraphique national de Caen. Une collaboration issue de la volonté du chorégraphe, qui expliquait dans les pages du dernier numéro de Trax concevoir ses pièces sur un style musical particulier à l'aide d'un spécialiste. « La musique électronique, et plus précisément la techno, est une musique qui ne vous lâche pas, qui vous oblige à bouger. Il y a une certains autorité de la musique lorsqu'elle se confronte aux corps. J'ai donc voulu travailler sur trois partitions, la musique, la danse et aussi la lumière, imaginée par Jan Fedinger. Comment elles s'associent, se confrontent, se colonisent », expliquait le metteur en scène.

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Un choix radical, pour lequel le nom d'Arnaud Rebotini s'est imposé de lui-même : « Arnaud est imposant et je voulais qu'il soit impliqué physiquement dans la pièce. Je ne voulais pas d'un DJ derrière un laptop, je voulais qu'Arnaud Rebotini soit Arnaud Rebotini, sur la scène dans son îlot de synthés, au milieu des danseurs », continue-t-il. 

Pour l'occasion, le DJ explique avoir composé une « symphonie synthétique », ponctuée de passages variés, « avec de la techno, de l'ambient, du krautrock, du drone, de la new wave et du gothique », conclut le musicien, qui décortique son processus créatif dans l'article qui lui est consacré dans Trax #217. Pas étonnant, dès lors, de voir le musicien interpréter un chant gospel du meilleur effet.

S'il a déjà été présenté quatre fois en 2018, Fix Me sera joué au Théâtre national de la Danse de Chaillot du 29 janvier au 2 février, puis à Rouen, au Havre, à Tremblay-en-France, à Nanterre et Angers. Toutes les dates de la tournée sont à retrouver ici.