Photo en Une : © D.R

L'année n'est pas encore terminée que 2019 s'annonce déjà dantesque. Hier après-midi, Folamour a annoncé qu'il serait résident du Rex Club pour l'année. L'idée : « créer quelque chose ressemblant le plus possible à ce pour quoi je me bats, et au plus proche de ma vision de ce qu'une soirée devrait être », a écrit le producteur sur sa page Facebook.

Pas étonnant, donc, de voir le DJ continuer « j'ai commencé à penser à une résidence pour 2019, où je pourrai inviter tous les artistes que je respecte, dans différents genres, comme d'autres moins connus mais tout aussi talentueux », avant d'annoncer que le Rex est apparu à ses yeux comme « le choix évident pour héberger le projet. »

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Ces soirées prendront forme sous le label 4MyPPL, un nom cher au Lyonnais, sous lequel il sort gratuitement des mixtapes de ses inédits, et dont la première édition se tiendra le 12 janvier prochain.

De quoi se dire que les nuits du Rex seront dorénavant à l'image de Folamour, ce que laisse déjà à penser le line-up de sa première. Il y sera accompagné du célèbre selector Red Greg, dont les mix disco sont d'une efficacité à toute épreuve, tant l'Anglais les ponctue de tracks à l'origine improbable, probablement diggés il y a des années.

La création de cette nouvelle résidence pour le jeune Folamour est aussi justifiée par la volonté du Rex, et des clubs en général, de se renouveler, de trouver des solutions dans un contexte de concurrence avec les festivals ou les warehouses. Ce thème est l'un des fils rouges du numéro d'hiver de Trax (numéro 217, disponible ici), dans lequel la rédaction a organisé une table ronde entre les gérants des grands clubs français. « Les headliners techno sont des headliners vieillissants. Ce sont les mêmes têtes d'affiche qu'il y a dix ou vingt ans. Et ce sont les clubs qui font du développement. Pas les festivals. L'économie de la musique électronique a besoin des clubs. Ils sont le pivot du renouvellement de la scène, des laboratoires. » y explique Martin Grandperret, programmateur du Rex Club.

Avec lui, Ge-Ology, dont les sets feel-good à souhait, moins funk que ceux de son collègue, viendront enrichir l'ambiance d'un climat new-yorkais qui ne se refuse pas.

Enfin, Parviz apportera une touche résolument jazz, dont les accents d'Iran, d'où il est originaire, le feront se démarquer des autres musiciens.