Photo en Une : © D.R.


Pour le premier jour de l'avent, Sweatlodge va investir le Warehouse (21 quai des Antilles), une salle pouvant accueillir jusqu'à 2500 personnes à Nantes, bien connue du public underground de cette ville.

Leur concept phare, la « Sweatlodge party », a déjà prouvé sa qualité : une soirée déguisée autour d'un soundsystem et de musique électronique. Véritable plateforme de production, ils confectionnent leurs fêtes en mettant avant tout l'accent sur la scénographie. Habitués à leurs chapiteaux, la donne change pour cet événement : « On débarque en mode scéno pour casser les codes du club, ramener des choses de l’ordre du spectacle vivant. » déclare Karoll Smith, chargée de communication et de diffusion pour le collectif. Cette soirée sera donc centrée autour d'un thème bien particulier : « On a voulu que notre scénographie représente un labyrinthe, un parcours avant tout métaphorique dans la fête, avec des alcôves secrètes et des performers qui donnent à voir de l’étrangeté, pour raconter ce que l’on est en tant qu’individu. » ajoute-t-elle. C'est donc après trois ans de travail acharné que le labyrinthe a pris forme et que ce projet voit son aboutissement.

Au cœur même de ce dédale, les animations seront nombreuses, diverses et variées : banquet, tipi et aquarium, parmi d'autres perspectives qu'il sera « à vous de découvrir au gré des vos accidents de parcours. » Avec cette scénographie, Sweatlodge gratifiera son public par une performance aussi bien visuelle que sonore grâce au travail de ses artistes : musiciens, graphistes, peintres, constructeurs et danseurs. Pour l'occasion, une mise en scène originale a été concoctée pour leurs quatre acteurs. Mais c'est aussi toute la symbolique et le sens de ce thématique qui sont chers au collectif : « Dans nos vies, il y a aussi des accidents de parcours. La fête a été un de ces accidents qui nous a fait devenir ce que l’on est. Ce sont nos vies qui sont labyrinthiques. » La nuit, meilleure hôte des festivités, sera véritablement mise à l'honneur lors de cette aventure. Ce que Sweatlodge poursuit, c'est la quintessence même du concept de fête, revisité à travers leur vision.

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La soirée se déroulera sur deux salles ; ce sont donc deux line ups différents qui seront proposés. La première salle accueillera notamment Neil Landstrumm. Ce pionnier de la musique électronique officiant depuis deux décennies déjà ne s'est jamais enfermé dans un style : ses sélections éclectiques et la soixantaine de sorties à son actif, allant de dubstep à grime en passant par la techno en témoignent. À ses côtés joueront les membres de Sweatlodge : Les Fantastiks et leur univers « électropicool », Redux et Soxy, aussi membre du soundsystem breton Epsylonn, bien connu dans le monde de la free party.
Dans la seconde salle, c'est Radio Bomb, patriarche de la free et DJ au style éclectique depuis maintenant 20 ans qui se chargera d'arroser le public de kicks et de snares bien saturés. « Radio Bomb pour les free parteux, qui trimbalait son antenne avec lui dans les teufs, un vrai pirate. » se souvient la chargée de communication. Ce sont aussi Patrick Catani, Eat Rabbit et Le Crabe qui feront mugir le soundsystem de cette salle pour une soirée chargée en basses.

Pour Avril 2019, le collectif, qui a bien évolué depuis 2005 prévoit une nouvelle co-production à Vitry avec l'équipe de Kilowatt, qui partage le même regard qu'eux sur la fête et le spectacle. « On est avant tout une famille, donc les alliances se font au gré des rencontres sur la route. », conclue-t-elle.

Les préventes pour la Warehouse sont disponibles ici. Plus d'informations sur la page Facebook de l'événement.