Photo en Une : © D.R




Redshape est un artiste aussi prolifique que discret. Derrière le masque rouge qu'il porte en permanence se cache en effet un musicien qui depuis 2006, jongle de label en label (comme Delsin) avec une constance que peu de musiciens conservent. Ainsi que l'écrit un critique sur Discogs : "Sa musique a quelque chose de spécial, de vraiment reconnaissable. C'est un son singulier et personnel, ce qu'on ne peut pas pas dire à propos de tous les acteurs de la scène électronique. Rien que pour cela, il mérite les honneurs". De ses premières sorties en 2006 a A Sole Game paru cette année, de la dub techno aux breaks et aux sonorités plus acides, il est vrai que l'empreinte de Sebastian Kramer supplante les variations de style. Il livre à Trax un podcast à son image, intime et varié. « L'idée était de jouer un set ne contenant que des morceaux sortis l'année où j'ai créé mon projet Redshape. L'idée est plus celle d'un radio show que d'un véritable set, du genre " Shapedworld Radio, 12 tracks for 12 years, from 2006, selected by Redshape" ».

De Burial au classique Dead Eye de Baby Ford & Eon, la sélection est celle d'un connaisseur hors pair. Capable de faire rimer ses propres productions avec celles de Thom Yorke et Carl Craig, le flow du mix est impeccable, malgré les propos de l'intéressé dont l'état d'esprit était à l'origine "de seulement montrer ces tracks".