Photo en Une : © DR

Le nom est peut-être familier pour certains. Il n'est pas sans rappeler un mythique club new-yorkais du même nom. Des années 70 aux années 90, celui-ci a vu passer Depeche Mode, Sonic Youth, The Cult, The Beastie Boys, Jean-Michel Basquiat... Madonna y a aussi fait ses armes. Dans le Danceteria 2.0 à Marseille, la programmation reste secrète. Aucun nom d'artiste n'est annoncé pour les soirées à venir. Jérémie, un des fondateurs du lieu, expose à Trax qu'ils ne voulaient pas « jouer sur la personnalité et le culte du DJ », en assumant fièrement cette « vision du clubbing à rebours de ce qui se fait depuis longtemps ». Les styles de musique seront variés, sans aucune indication précise du fondateur qui « souhaite rester mystérieux »Leur but est que l'endroit devienne en lui-même une référence, « assez séduisant tout en restant assez mystérieux ». Jérémie glisse qu'à la soirée d'ouverture, un DJ de renom qui mixe aux quatres coins du monde était là « en mode incognito ». Une autre vision du plaisir en club, qui joue sur les frissons et la surprise. 

C'est accompagné de deux comparses que Jérémie fonde le Danceteria. Tous les trois, « bien insérés dans la vie nocturne locale depuis longtemps », déplorent la présence d'un clubbing trop guindé dans la cité phocéenne, avec des tarifs d'entrée trop chers. Au Danceteria, l'entrée est gratuite et les consommations au bar à des prix très abordables. « Notre idée était de redonner un peu de noblesse à cette activité, encore trop corrompue par l'argent. On est vraiment dans le plaisir et les gars de la sécurité qui travaillent avec nous sont très ouverts d'esprit. C'est pas la tenue qui va déterminer si tu entres ou pas, ni l'argent. »

   À lire également
Musique électronique à Marseille : la ville est-elle prête à miser sur ses acteurs locaux ?

La disposition du lieu et la scénographie répondent à cette envie d'une fête ouverte, diverse et joviale. Le club comporte trois salles et deux bars (dont un à cocktails) qui forment ainsi un « L ». Le dancefloor se veut lumineux : murs blancs, plafond haut, lasers et LEDs. « On arrive à une saturation du club hyper sombre, où les gens serrent les dents et regardent le sol. Au Danceteria, on peut faire clignoter la pièce si on veut », explique Jérémie.

À en croire les mots du fondateur, la soirée d'ouverture du 6 octobre a été une réussite. Six soirées plus tard, Jérémie observe, non sans joie, qu'il a déjà « une bande d'habitués, une petite tribu qui tourne autour du concept ». Prêts à les rejoindre ?