Photo en Une : © D.R

L’année dernière, les passages de Kiddy Smile, Étienne de Crécy et Superpoze avaient bien résumé la capacité du MaMA à mêler les artistes de générations et aux esthétiques différentes. Cette année, pas question de dévier de cette direction : le MaMA sera éclectique ou ne sera pas. Et avec près de 80 conférences et concerts par jour, dans une quinzaine de lieux mobilisés pour l’occasion, du Trianon au Folie’s Pigalle, en passant par la Machine du Moulin Rouge, le festival ne fera pas les choses à moitié.

Parmi les onze salles dans lesquelles se produiront les artistes, on trouve Irène Dresel, dont la techno « florale », comme elle aime à la qualifier, côtoiera celle de l’hyperactif Arnaud Rebotini, tous deux le 19 à la Machine du Moulin Rouge. L’electronica des français de Mokado, dans la lignée des production de Superpoze, viendra diversifier la programmation électronique du festival, supporté par le set de l’Auvergnat Apollo Noir, aux productions plus destructurées, et de Form, dont la passion pour les synthés viendra bousculer le ratio de BPM.
Un line-up d’électro française, également porté par la bass music tribale de Nuncino, le 18 au Moulin Rouge, auquel Boris Brechja, qu’on ne présente plus, viendra ajouter sa pâte. Un retour aux fondamentaux aussi caractérisé par le passage de Yuki, le 18 au Moulin Rouge, à la drum'n'bass dévastatrice, et le concert de Ammar 808, le 17, digne successeur d’Omar Souleyman.

Côté variété, Adam Naas viendra présenter sa pop teintée de soul, à laquelle se mariera la musique de Concrete Knives, de passage à la Boule Noire. Côté rap, les concerts de Jok’air, du déjanté Brésilien Edgar et du Québécois Lary Kidd composent une programmation multiculturelle.
À ne pas louper également, Martin Kohlstedt, aux compositions néoclassiques planantes, dans la lignée du travail de Nils Frahm, ainsi que le très ambient spectacle de Walter Dean, performance audiovisuelle singulière. Enfin, le concert de One Sentence. Supervisor, au shoegaze novateur, à la Boule Noire s’annonce tout aussi immanquable.

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Dans l’après-midi, conférences et ateliers côtoieront des showcases dans différentes salles et bars, dont l’Élysée Montmartre et le théâtre du Lycée J.Decour. Au programme, plus d’une cinquantaine de conférences sur les mondes de la musique et de la politique, comme celle sur l’industrie musicale à l’ère des cybermenaces, ou sur la question de la visibilité scénique des femmes, auxquelles sont conviés publics et professionnels.

Pour tout savoir sur ces trois jours de folie, rendez-vous sur le site du MaMA festival.