Photo en Une : © Juri Hiensch

Par Isma le Dantec

Plus de 150 artistes vont investir les théâtres, églises et hangars de la ville pour en faire leur propre terrain de jeu. À prévoir, du free jazz, du rock progressif, et autres genres expérimentaux. L'année dernière, le festival réunissait le jazzman Pharoah Sanders à la musicienne américaine Weyes Blood. Une grande place est tout de même accordée aux musiques électroniques.

Cette programmation diverse est le fruit de la participation des artistes eux-mêmes, comme Devandra Banhart, Moor Mother et Shabaka Hutchings, qui ont notamment décidé de la venue de The Breeders, Vashti Bunyan et sa folk des années 70, le trio Islam Chipsy & EEK, pionniers de l'électro égyptienne... Ceux-ci s'amusent à accélérer de manière hyperactive la musique traditionnelle dans laquelle ils ont été bercés enfants. Ces sonorités se marieront avec les mix du Tunisien Ammar 808, qui s'appuie lui aussi sur de la musique traditionnelle ; ou même les sets très booty-friendly de la féministe DJ Haram, affiliée au collectif Discwoman. Et puis, des styles plus étranges, moins définis, entre la composition expérimentale et le bruitisme : la Sino-berlinoise Pan Daijing, et ses sons discordants faisant remonter à la surface des chants de sirènes, le Néerlandais Cinema Perdu, fasciné par les sons qu'il capte dans l'espace urbain, ou la compositrice japonaise Midori Takada, qui réussit à construire de la minimal à partir de musiques spirituelles africaines, qui évoquent bien des totems. Enfin, Dekmantel Soundsystem sera présent, pour un set alliant de la soul brésilienne à de la house et techno.

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Les informations ainsi que la programmation complète du festival est à retrouver ici.