Photo en Une : © Tim Buitin


Après avoir croisé KiNK et Gerd Janson dans l’ascenseur de l’hôtel il est temps de rejoindre le Parc del forúm, situé en bord de mer, pour la première soirée de cette édition 2018. Le temps de découvrir le lieu, tout le monde vaque entre les quatre scènes où jouent déjà Fjaak, Apollonia, ou encore Traumer. Le site regroupe sur un espace finalement assez réduit trois grandes scènes et une plus petite. Avec du béton en guise de dancefloor et des conteneurs, tuyaux pour former les scènes, le festival mise sur son cadre industriel, très bien mis en valeur par de très belles installations lumineuses, pour satisfaire les 30 000 festivaliers attendus cette année. 

Assez vite, la scène Frequency fait du pied à tous ceux qui ont envie de faire une pause en s'éloignant de la fureur techno qui fait rage partout ailleurs. Avec sa programmation majoritairement house, et son aspect plus confidentiel, elle détonne avec le reste du site. À notre arrivée, c’est le local Pau Roca qui termine son set avec un très bon track d’italo-disco, « Color My Love » par Fun Fun qui met tout le monde en joie. Cette première bonne impression sera très vite confirmée et c’est autour de cette scène que nous passerons une grosse partie du weekend. Caché sous l'alias Tuff City Kids, le duo de Gerd Janson et Phillip Lauer attise une curiosité naissante et prometteuse. À l'instar de leurs productions, les deux amis proposent une house très variée aux pointes d’acid, tout cela face au soleil couchant. Puis ce sont deux B2B de légende qui finissent de conquérir nos esgourdes. Le premier, composé d'Antal et Palms Trax, oscille entre disco, musique du monde, et house pour faire vivre au public un moment de partage des plus agréables. La paire Ben UFO / Job Jobse ne démérite pas non plus, en offrant un set au BPM plus élevé poussant plus vers la house et parfois la techno.

Le lendemain c'est le live de l’Allemande Perel qui entame la soirée. Elle clôt son set micro à la main en scandant les paroles d’Alles, l'un de ses meilleurs titres, tiré de son remarquable premier album Hermetica. Elle sera suivie d’un autre très bon live, celui du toujours efficace Fatima Yamaha. À retenir aussi, la fin du set du fantasque DJ Koze qui enflamme l’immense Modular Stage noire de monde, avec son morceau "Pick Up". Enfin, pour finir ce DGTL en beauté, rien de tel qu’un retour à notre bastion pour rejoindre Motor City Drum Ensemble qui offre à la petite Frequency Stage un closing digne de ce nom. Principalement disco, avec notamment le bien nommé "I Love Music" des O'Jays, il termine son set avec un morceau jazz très bien venu. 

Grosse machine bien huilée, le DGTL attire un public jeune, venu pour profiter des têtes d’affiche, dans un esprit décontracté. En témoigne la foule massive et électrisée venue voir Amelie Lens. Pour autant, le festival permet à qui le désire de vivre une expérience alternative, au rythme de la musique d'artistes évoluant dans des sphères différentes. Chacun peut donc y trouver son compte, que demander de plus ?