Photo en Une : © D.R


Legowelt est un personnage qu'il faut savoir cerner. Sa musique contient autant de boucles que sa coiffure et ses sets sont le fruit d'une sélection toujours recherchée. Loin des standards outre-Rhin des DJ's tout en noir qui font la tronche, Danny Wolfers s'offre le droit de s'amuser tout en continuant de marquer l'histoire de la scène hollandaise. Abrité par quelques-uns des plus prestigieux labels européens, de Bunker Records à Dekmantel, l'homme qui se cache derrière une quarantaine d'aliases et près de quatre-vingt sorties physiques. En lui confiant ce podcast, Trax a voulu en savoir un peu plus sur ce mystérieux collectionneur de synthétiseurs, qui est aussi l'un des DJ's les plus respectés en Europe. Première surprise : l'ouverture du mix sonne dub et reggae. Rien d'étonnant pour Legowelt, qui estime que « La dub est l'un des tous premiers styles qui va expérimenter... Elle est au fondement de la techno, de la house, du hip-hop et de beaucoup de musiques électroniques. Ça tombe bien parce que ça correspond à tous les styles que j’utilise sur scène... »

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Toute en acid house, kicks 808 et électro puissante, l'ambiance de ses sets est changeante au fur et à mesure que les minutes passent. « C’est comme construire méticuleusement quelque chose, étape par étape... Et parfois tu jettes dans ton mix quelque chose de jamais vu pour épicer un peu le tout. Un DJ, c'est un peu comme un berger, et les moutons seraient les morceaux que tu dois garder sous ton contrôle. » La musique se vit au quotidien pour celui qui avoue réfléchir aux transitions de ses prochains DJ sets « quand je me réveille ou quand je fais de la cuisine parfois ». Une abnégation gage de qualité ? Peut-être... En tout cas le Hollandais n'a jamais cessé de produire, d'inventer et d'ouvrir des pistes. « Si tu es suffisamment curieux et ouvert d’esprit, tu ne seras jamais bloqué, conseille t-il.  Il y a toujours quelque chose de nouveau à explorer. Si tu tombes sur une barrière psychologique qui t’empêche d’avancer, il faut simplement prendre un autre chemin ou faire un détour… » C'est dire si Legowelt prend son rôle de berger au sérieux et continue d'aiguiller une partie de la jeune génération de producteurs qui s'inspirent encore du producteur de La Haie depuis les années 90. Son prochain format court, Omnibus Babylone, sortira sur Clone fin août.

Plus d'informations sur sa page SoundCloud. Legowelt jouera le vendredi 17 août au Ballà Boum Festival.