Photo en Une : © Télérama Dub Festival

En 2017, le festival avait investi sept villes de la métropole. Cette année, l’équipe remet ça et se lance même dans l’aventure internationale avec une date à Barcelone. C’est au club espagnol Razzmatazz que joueront Panda Dub et Biga*Ranx & Atili Bandalero, le 18 octobre. Le panda du dub français n'est plus à présenter. Après son album Shapes And Shadows sorti en 2017, Panda Dub débarque sur scène avec un nouveau live intitulé Cercle Live : un show où sa musique est sublimée par une scénographie composée de cercles lumineux. Biga*Ranx est certainement l'une des révélations reggae de ces deux dernières années. Confrontant ses inspirations dancehall et hip-hop US, il se fait maître d’un flow bien à lui, le « vapor dub », qu’il pose sur les productions légères et planantes concoctées par son frère et beatmaker Atili qui l’accompagne sur toutes ses dates.

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Pour ses dates en hexagone, le Télérama Dub Festival se concentre sur l’essentiel à Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. Dans le club phocéen, Le Cabaret Aléatoire, viendra s'installer O.B.F dont les caissons et le micro seront confiés à trois MC : Charlie P, Shanti D et Junior Roy. Marseille sera également témoin de la rencontre entre deux duos : Chill Bump, duo originaire de Tours qui a sorti en 2017 son dernier album Going Nowhere, et les fondateurs du label de dub ODG Prod, Ondubground, aux productions électroniques influencées par les traditions ancestrales jamaïcaines. Ils joueront également au club toulousain Le Bikini, où seront conviés la section bass et batterie jamaïcaine Sly & Robie qui sera pour l’occasion accompagnée de la trompette du norvégien Nils Petter Molvær.

Le Transbordeur lyonnais sera sonorisé par le sound system « maison » du collectif Sinai. Le Français Brain Damage y présentera son live Ya No Más ! produit en Colombie. Toujours dans le thème latino, Lyon recevra le crew brésilien 100% féminin Feminine Hi-fi. Largement soutenu par la communauté reggae internationale, le collectif souhaite utiliser le reggae pour lutter contre les oppressions sociales liées aux problématiques de genre.

Quant aux Docks de Paris, ils accueilleront une flopée d’artistes le 24 novembre, parmi lesquels de jeunes têtes montantes de la scène dub comme le producteur montpelliérain Bisou qui a sorti cette année son album Musical Spaceship, ou le Parisien Ist3p qui, malgré très peu de live, multiplie les sorties vinyles d'un style stepper dub électronique. Sans compter l'immense rencontre entre Horace Andy et Adrian Sherwood, l'un chanteur jamaïcain depuis les années 60 et l'autre, compositeur britannique de musiques dub connu pour ses remixes de morceaux cultes.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du festival.