Photo en Une : © D.R


Le vendredi 8 juin dernier, Trax a atterri sur la capitale espagnole pour assister à la première édition du festival Paraíso. Accueillies par la pluie à la sortie de l’aéroport, nous avons à peine le temps de poser nos bagages que les festivités commencent. Dix neuf heures, et le centre-ville s’active déjà. Les bars se remplissent et les restaurants des plus typiques dégagent des odeurs qui mettent l’eau à la bouche avec ses familles qui dégustent croquetas et tortillas en terrasse. On goûte caramelos et vino tinto avant le grand départ donc pour le campus de la UCM pour le début des hostilités.

À notre arrivée, la pluie avait laissé derrière elle le terrain du campus boueux, nos chaussures dans un état plutôt lamentable et nos jeans aux genoux marrons : de quoi nous rappeler nos premières freeparty. Nous découvrons alors les différentes scènes : une principale, la club et la Manifesto où jouait à ce moment-là Tako, dans un décor tropical, plein de feuillages et de couleurs. Osmose à son paroxysme, du monde qui danse en rythme et des rencontres avec les festivaliers les plus fous.

Juste à côté se trouvait l’installation de Javier Alvarez. Une performance qui traduit fréquences sonores en lumière, agrémentée d' images circulaires projetées sur une douzaine d’écrans, à 360 degrés pour une immersion totale. Non loin de là, on a essayé le coin gaming où quelques personnes pariaient sur leur première place à Need For Speed, et un coin chill décoré de lunes géantes où quelques quinzaines de coussins FatBoy étaient occupés par les plus fatigué.e.s. Cette première soirée a ensuite pris une tournure plus mouvementée - avec Larry Heard sur la scène club ou encore le set de Yaeji qu’on ne pouvait manquer - avant de rentrer pour pouvoir profiter pleinement de la soirée du lendemain. Une mise en bouche déjà très prometteuse. 

Premier réveil à Madrid sous un soleil de plomb. C’est après une journée de visite du paysage et du quartier de la Chueca aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous nous rendons à nouveaux sur le sol du campus, cette fois bien sec. François, chargé de communication et organisateur, nous rejoint dans un des nombreux coins chill et lunaires du festival pour nous faire un petit tour du propriétaire. C’est là que nous croisons un groupe de nonnes qui, à rebours de l’habit traditionnel, portaient chacune une couleur vive, du rouge au violet en passant par le jaune. Ceci juste avant de nous faire happer par le stand de whisky et ses dégustations de « esferificación », une sorte de boule de gélatine qui explose une fois en bouche et donne des impressions de shooters aux goûts multiples : bières au gingembre, gin ou bourbon.


Mais ce samedi soir fut d’abord riche en découvertes musicales.
Après avoir pu apprécier le set de Floating Points en front stage, c’est CumhurJay qui a nous a surprises par sa techno galactique et son mapping tout aussi décalé façon Les Sims. Des artistes de renom étaient également présents dont Roisin Murphy, une chanteuse Irlandaise très connue et appréciée du public espagnol. La soirée s'écoule, et se terminera sur un set de Palm Trax qui annonçait plus que jamais les vacances, puis celui d'Acid Pauli pour une clôture des plus virevoltantes. Foule au retour, mais aidées par les madrilènes qui ont pu indiquer au Uber notre position et pallier notre espagnol quelque peu chaotique. 

Grâce au travail de François et de l'ensemble des organisateurs, la première édition du Paraíso festival fut paradisiaque : des places limitées pour éviter le trop plein de monde, collecte sélective des déchets et même une évaluation de la consommation d'énergie de l'événement pour que celle-ci soit moindre les années prochaines. Car on espère d’autres éditions à l'image de celle-ci.

Plus d'informations sur la page Facebook du festival.