Photo en Une : © Louis Derigon

« Privilégier la diversité, voire la divergence des créations et créer des territoires de liberté, temporaires et festifs », tel est le credo de l’Electro Alternativ qui célébrera sa 14e édition du 24 août au 23 septembre à Toulouse. L’agenda sera chargé car le festival a de grandes ambitions : couvrir une large partie du spectre musical électronique et investir de divers lieux culturels de la ville, un mois durant. 

Les festivités débuteront au Bikini Club par une soirée 100% techno le vendredi 24 août. Le producteur berlinois Rødhåd, surnommé le « viking de la techno », sera présent. Arme secrète de la techno allemande et boss de Dystopian, le DJ a sorti son dernier album Anxious en octobre dernier. Il sera accompagné de Monoloc, qui officie sur Dystopian et sur le label de Tale Of Us, Afterlife. Le club accueillera également Bjarki dont les productions hybrides évoluent entre ambient et IDM, ainsi que la Française Chloé, leader du label Lumière Noire.


La culture bass music sera à l’honneur avec Rusko, devenu une figure influente de la communauté dubstep après la sortie de son premier album O.M.G.!, mais aussi le duo parisien Dirtyphonics qui exporte à l’international sa musique au croisement de la drum'n'bass, de la dubstep et de la trap. La scène locale sera représentée par The Clamps, signé sur le label londonien Trendkill, et par le Toulousain Midn8Runner.
Même lieu mais nouvelle ambiance quelques jours plus tard avec la Pool Party régentée par le co-fondateur du label Roche MusiqueKartell, et sa house aux influences nu disco.

Pour une touche plus expérimentale, rendez-vous le 13 septembre dans l'ancien cinéma et cabaret Le Rex. Suivant la lignée de Nils Frahm et Jon Hopkins, le Français LAAKE met sa virtuosité de pianiste au service de productions électroniques à la rythmique puissante comme dans son dernier titre « Clocks ». Rencontre entre les Toulousains Romain Barbot et Greg Buffier, le projet Saåad explore une ambiante mélodique et lancinante. Le duo, toujours en mouvement, peindra de noir la ville rose.

Deux jours plus tard, ce sont d'anciens abattoirs réhabilités qui accueilleront trois figures internationales de la techno : le fer de lance de la scène italienne Sam Paganini, le Parisien Paul Ritch et la Suédoise La Fleur, résidente du club berlinois Watergate.

Le 22 septembre, le Bikini Club accueillera un guest d'exception: le pionnier de la techno Carl Craig. Dans le cadre de son projet « Detroit Love » visant à exporter la culture musicale de Détroit à travers le monde, le vétéran se produira en compagnie de Kyle Hall. À la tête de son label Wild Oats, ce dernier s’affirme comme un pilier de la nouvelle génération avec sa techno aux influences funk, disco et house.

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L’Electro Alternativ sera l’occasion de s’immerger un peu plus dans la culture électronique au travers de performances, conférences, workshops, animations jeunesse et projections. Entre autres, le documentaire Raving Iran plongera le public dans la peau de deux DJ's iraniens luttant pour l’acceptation de leur passion pour la techno. Quant à Never Stop de Jacqueline Caux, il explorera au travers des témoignages les racines du mouvement techno et étudiera son rôle dans la renaissance d’un Détroit éprouvé par la désindustrialisation et la criminalité.

Pour connaître l'agenda complet de l'Electro Alternativ, rendez-vous sur le site internet du festival.