Photo en Une : © D.R.

Le 14 février 1970, David Mancuso décide d’ouvrir les portes de son appartement de Manhattan pour créer la soirée Love Saves the Day. Un succès immédiat qui devient le rendez-vous hebdomadaire de toute la communauté underground de la ville. Au centre du projet résidait l’idée du progrès social. Très investi dans les mouvements militants en faveur des droits civils et de la libération gay, Mancuso croyait au potentiel social de la musique et de la fête. La culture club moderne était née. Ce lieu de liberté et de rencontre, sans aucune discrimination, est alors devenu le modèle, légendaire, des plus grands clubs représentant la contreculture à travers le monde. 

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Une platine et un sound-system de qualité, sans table de mixage. C’est le matériel qu’utilisait David Mancuso pour toutes ses soirées, jouant du début à la fin tous les morceaux sans jamais les mixer, pour ne pas « changer l’intention de l’artiste ». C’est donc une simple platine Thorens d’époque que Martin Beck a décidé de filmer pendant plus de 13 heures dans Last Night, pour reconstruire au mieux l’atmosphère musicale que Mancuso parvenait à créer. À l'avant-garde de la disco, se succèdent des disques parfois quasi-inconnus, comme "Venceremos" de Working Week sorti justement en 1984, parfois devenus cultes, comme Third World et leur "Now That We Found Love" ou "Ain't No Stoppin Us Now" par Risco Connection. L’artiste présente également son œuvre sous forme de livre répertoriant tous les morceaux et les informations relatives à leur production. Par-là il encourage les visiteurs à s’immerger encore plus dans l’histoire légendaire qu’il évoque par son œuvre.

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Martin Beck, Dans un second temps, du 6 juillet au 21 octobre 2018 au FRAC Lorraine de Metz.