Photo en Une : © Une Petite Mousse


Ça s’appelle le « vieillissement acoustique ». Révélé par le magazine américain Billboard, il consiste à plonger les barils en pleine maturation dans de la musique. De plus en plus en vogue chez les producteurs de spiritueux américain, l’hebdomadaire raconte comment quatre distilleries américaines se sont récemment converties à cette technique peu conventionnelle, mais qui aurait été validée par la science.

« Quand une note de basse est pulsée, la molécule d'alcool est projetée par l'onde sonore, percute les parois du fût, perd de sa vitesse et fini par retomber, et le processus se répète ainsi » explique Joe Heron, le fondateur de l'une d'elle à Louisville, dans le Kentucky. Ce mouvement à l'intérieur du liquide, qui permet de mieux révéler les saveurs contenues dans le baril, est décuplé en fonction de la puissance des basses et des BPM's (beat par minute). Pour un aspect plus caramélisé, rien de tel que du hip-hop ou de l'EDM précise le magazine, alors que le curaçao requiert plutôt des rythmes de R&B et de classiques. Un whiskey Snow Wheat sera, lui, associé à des chœurs de noël. Et le rhum ? Du reggae, évidemment.

Et l'article d'ironiser sur ces artistes qui sont payés pour la promotion de bouteilles d'alcool, alors que ces distilleries américaines proposent carrément de mettre l'artiste en bouteille. À quand une bouteille de Bourgogne spéciale french touch aux rythmes du Spinal Scratch de Thomas Bangalter ? La vie est meilleure en musique, l'alcool aussi.