Photo en Une : © L'Épiphanographe. Dorian Cessa


En 1973, Nancy organisait la première édition d’un festival de jazz et recevait pour l’occasion la légende Ray Charles. Quarante-cinq ans ont passé mais le Nancy Jazz Pulsations ne présente aucune trace de vieillesse. Le rendez-vous musical de Lorraine rassemblera du 10 au 20 octobre plus de 40 artistes français et internationaux et plus de 100 000 personnes. Comme à son habitude, la programmation est éclectique, ambitieuse et avant-gardiste. Du jazz à la musique électronique en passant par le reggae, le hip-hop, la funk, la soul, la world music et beaucoup d’entre-deux hybrides, le festival n’hésite pas à confronter les styles et les époques.

Cette année, la star du NJP est sans aucun doute le contrebassiste et chanteur israélien Avishai Cohen qui se produira à l’Opéra de Nancy le 19 octobre. D’ordinaire accompagné de son pianiste et de son batteur, ce sera avec tout l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy que le prodige du jazz s’associera pour proposer un concert unique, entre improvisations et grands mouvements symphoniques. Autre phénomène : le jeune quartet Sons Of Kemet sera au Chapiteau le 18 octobre. Multipliant les sources d’inspiration, du hip-hop au dub, les quatre jeunes musiciens britanniques proposeront un jazz innovant. Les fans de funk et de soul seront aussi ravi de retrouver le saxophoniste et compositeur Maceo Parker, qui jouait aux côtés de Prince dans les années 2000.

La programmation n’est pas en reste côté électronique. Des pontes de la techno et de la house répondent au rendez-vous : Laurent Garnier et son compère Scan X, mais aussi  Arnaud Rebotini, compositeur primé pour la BO de 120 battements par minute. Le festival organise aussi une soirée 100% Berliner Techno-Nacht le 13 Octobre avec les poids-lourds de la scène berlinoise. On y écoutera, entre autres, la vétéran Ellen Allien, boss du label BPitch Control dont le dernier album Nost sortait l'année dernière, Tommy Four Seven, créateur du label 47 bien connu pour ses « closings » au Berghain, ou encore Ancient Methods, résident du Trésor à Berlin à la techno sèche et brute. Le NJP est aussi l'occasion de sortir des chemins battus pour découvrir de jeunes talents. À titre d'exemple, pour une dose de dépaysement, rendez-vous au show d’Ammar 808. Aux commandes de sa TR-808, le producteur tunisien se réapproprie son héritage culturel pour faire groover le Targ, musique traditionnelle nord-ouest tunisienne. Le résultat est hypnotisant. 

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l'évènement.