Photo en Une : © edmfrance.fr


Cinq ans, 15 000 festivaliers, un slogan : « One Dream, One Nation ». Le festival se targue chaque année de vouloir réunir toutes les tendances électroniques pour trois jours de musique intensifs. Pari réussi. Avant même le début de la soirée, l'on pourra s'échauffer le vendredi soir, à l'opening de six heures au Petit Bain, dédié à la musique trance. En compagnie d'artistes comme le producteur mexicain qui se réclame « venu d'un voyage dans le temps » Mandragora, ou le duo français Bonnie & Clyde, spécialistes de la psytrance.

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Mais il ne s'agit là que d'une (belle) mise en jambe, avant d'aller piétiner Paris toute l'après-midi le lendemain. L'évènement Dream Nation, lui, aura lieu de 22h à 6h du matin, dans les trois halls des Docks de Paris. Quatre scènes seront installées pour plus d'une trentaine de tête d'affiches. Beaucoup de chiffres, mais qui cachent une programmation de précision pour chacun des styles représentés. Qui mieux qu'Angerfist pour donner le ton à la scène hardcore et hard tekno ? Le Néerlandais aux centaines de milliers de fans partout dans le monde produit un hardcore puissant et à l'image de son masque : menaçant. Mad Dog, figure de proue de la scène hardcore italienne et européenne, posera à Paris ses valises de globe-trotter le temps d'un set furieux. Autre vétéran et personnalité : Vandal, cofondateur du légendaire Kaotik Soundsystem à qui l'on doit le raggatek, mélange de hardcore et de reggae qui sévit sur la scène européenne depuis plusieurs dizaines d'années.

Côté bass music, la scène sera forte des multiples influences de ce genre, de la dubstep du couple américain AFK & Svdden Death aux sonorités plus proches du hip-hop de deux des parrains de la drum and bass britannique Hype et Hazard, qui joueront en B2B. Venue de l'autre côté de la Manche, c'est Elisa do Brasil qui en est la figure de proue en France avec ses résidences au Rex Club, également à l'affiche du Dream Nation. Après avoir consacré la nuit du vendredi à la trance, le samedi c'est encore une demi-douzaine d'artistes entre psytrance, trance progressive et goa... Seront présents Avalon et ses rythmes accélérés, ou encore ses amis de la paire israélienne Vini Vici, pionniers de la scène connus en partie pour leur remix de "Free Tibet" de Hilight Tribe. Côté français, c'est sur les basses puissantes du Parisien Sensifeel qu'il faudra compter.

L'homme aux vingt alias et side-projects, Luke Slater envahira la scène techno avec ses deux partenaires du projet LSD, Function et Steve Bicknell. Le trio Berghain-compatible avait sorti un premier EP il y a quelques mois sur le label Ostgut Ton. Avec sa techno brute – comme son incontournable "Gegen" –, Paula Temple sera de la partie, tout comme le résident de Concrete et boss du label Taapion, le Parisien Shlømo, dans un style un poil plus progessif. Les deux amis Electric Rescue et Manu Le Malin aka The Driver, vétérans de la techno française, reviennent avec leur projet commun W.L.V.S..

Fort d'une programmation pointue, le festival compte également sur performances de cirque et des installations numériques pour cette gigantesque rave jusqu'au petit matin. Pour chacune des scènes, un tremplin est proposé par les organisateurs pour faire émerger les jeunes pousses des scènes électroniques. L'occasion de prendre les platines avant quelques-uns de ses maîtres à mixer. 

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Enfin, les plus aventuriers s'essaieront à l'after proposé le dimanche par Dream Nation. À LaPlage de Glazart, quinze heures de techno résonneront en plein air avec le Britannique du label Hotflush SighaInnigo Kennedy qui sortait son album Strata en mars dernier sur Token – le label du Belge Kr!z –, et le crew parisien Drøm.

Plus d'informations sur la page Facebook du festival et sur la billetterie en ligne.