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La rave d'aujourd'hui, trop commerciale, en rupture avec ses valeurs d'origine et envahie par les teens hors de contrôle ? Que ceux qui regrettent de n'avoir pas eu 18 ans en 1988 sèchent leurs larmes : la rave, c'était pareil avant. Preuve en quelques proto-tweets postés sur le 3615 RAVE il y a 25 ans.

« Rave de dealers pas cools. Petites filles de seize ans qui gobent, gobent, gobent. Est-ce l'esprit rave? A la sortie, baston et dépouille des légumes que nous sommes devenus. Pas cool. » Fafa.

« Ils m'ont trop fait délirer avec leur grande affiche «no drugs» (qui se trouvait à l'entrée). Bien sûr, tout le monde était pillsé. » Eva.

« Il y a des gens qui se dopent tellement qu'en rave, ils ne bougent plus, ne dansent plus, ne se regardent plus, ne communiquent plus. Lavage de cerveau ou racket, les fachos, bad trip.» Suil. 

« A mort les fachos, vous n'avez pas votre place ici! » Extaz.

« Mégadéfonce. Teuf d'enfer. Il y a des jeunes de treize, quatorze ans ! » Djsham.

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Pas très flatteur ? Souvenons-nous tout de même que L’Humanité comptait parmi les médias fermement opposés aux raves au début des années 90, publiant dans ses colonnes plusieurs articles à charge, où l'on a pouvait lire des aberrations telles que: "Composée sous ecstasy et LSD et baptisée "acide music", elle exige de celui qui l'écoute qu'il soit sous l'emprise des mêmes drogues."

D'autres billets doux du 3615 RAVE sont à lire sur le site de L'Humanité.