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« J'ai décidé de créer un antidote qui pourrait aider les gens à savourer du vin, des cocktails ou de la bière sans gueule de bois. » C'est sa passion pour l'œnologie qui pousse Yunfeng Lu, chimiste et professeur à l'Université de Californie à lancer des recherches pour créer un antidote aux lendemains difficiles.

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Aujourd'hui en phase de test, les résultats sont prometteurs. Les pilules mises au point par le scientifique et son équipe sont composées d'enzymes semblables à celles mobilisées par le corps pour transformer l'alcool en molécules – dernière étape avant leur expulsion. Les essais réalisés sur des souris sont probants : le traitement augmenterait de 45% la quantité d'alcool brassée en quatre heures. De plus, la prise du médicament empêcherait la concentration d'éthanol dans le sang, composé chimique cancérigène en grande partie responsable des maux de crâne et vomissements post-cuite.

Ces résultats satisfaisants laissent présager un premier essai sur l'homme avant la fin de l'année. Une bonne nouvelle pour amateurs de bon vin et buveurs occasionnels, mais aussi pour les toxicomanes. Car si sur le papier, le projet peut faire sourire, des enjeux bien réels se cachent derrière : en Amérique, la consommation d'alcool est responsable d'entre 8 et 10% des visites aux urgences, et représente le risque principal de décès prématuré chez les 15-49 ans. Une cause qui aura permis à Yunfeng Lu d'avoir l'idée de renforcer les enzymes du corps humains, dont le rôle est essentiel au traitement de l'overdose.