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« J'ai appelé mon fils pour savoir comment en prendre, et il m'a dit de ne pas la sniffer, mais de l'avaler. Alors on a enveloppé un peu de MDMA dans une feuille à rouler, et mis le tout dans du brie. » C'était pour tromper l'ennui et les conversations vaseuses de ses amies qu'une femme d'affaires a commencé à prendre de la drogue, comme elle en a témoigné au site Metro.co.uk. Qu'elle soit à l'origine du phénomène ou non, celle qui a tenu a conserver son anonymat explique être, un an après cette expérience, invitée à des « brieing partys », repas où convives et hôtes se droguent allègrement, en coupant la MDMA avec différents mets.

Une pratique prônée par la classe moyenne supérieure anglaise, ce qui explique, selon la source, sa popularité. Si les raisons précises de sa démocratisation restent un mystère, une autre témoigne du déroulement d'une des fameuses soirées : « La dernière fois, l'une était enveloppée dans les rideaux, l'autre phasait sur le mur de la salle de bains, tandis que le reste des invitées dansaient sur de la musique rave des années 90 en jouant du bongo dans le salon. »

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Pour certains, le phénomène, qui ne semble toucher que des femmes, est inquiétant. Une enquête sur l'usage des drogues, menée, entre autres, sur 20 000 personnes soupçonnées de prendre part au soirée « brieing », fait état d'une hausse significative, entre 2013 et 2016, du nombre de clubbeuses susceptibles d'avoir recours à un traitement hospitalier suite à une consommation de MDMA. Pour certains scientifiques, la prise de cette drogue par des femmes comporterait justement plus de risques que pour les hommes.